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Quatre commissions sur les six ont été validées hier à l’issue de la rencontre du comité de pilotage du Dialogue national coordonné par Famara Ibrahima Sagna. Parmi les deux commissions dont les validations tardent encore, figure la commission économique, dont les opposants rejettent qu’elle ne porte que sur l’étude du Pse.

Le journal Le Quotidien avait annoncé hier à la page 9 que la plénière du Dialogue national allait être houleuse du fait de la validation des termes de référence de la Commission économique et sociale. Cela n’a pas raté, car le Pse, l’unique point de ces Tdr, n’a pas rencontré l’agrément des participants. En effet, hier, le comité de pilotage présidé par Famara Ibrahima Sagna s’est penché sur la validation des  bureaux des différentes commissions du Dialogue national. Mais après plus de dix heures de «discussions approfondies», les membres du comité de pilotage sont seulement parvenus  à «valider les propositions de 4 commissions sur les six après enrichissement et amendement par la plénière».  Il reste donc la validation de deux commissions, qui a été reportée à plus tard. Il s’agit de la Commission économique et sociale présidée par le président du Conseil national du patronat (Cnp), Baïdy Agne, et de la Commission environnement et cadre de vie pilotée par  professeur Rokhaya Gas­sama. L’information a été donnée par Mamadou Bamba Ndia­ye, membre du comité de pilotage.
L’ancien ministre, désigné comme porte-parole du jour, a dit : «Il  y a eu beaucoup de propositions qui ont été faites. La plénière a estimé qu’il valait mieux que les deux commissions continuent à travailler et donnent le résultat de leurs travaux à la conférence des pré­sidents.  Pour ces deux commissions, la plénière a demandé que les travaux se poursuivent au sein de ces commissions sur les termes de référence.»
M.  Ndiaye a souligné  que les membres desdites commissions poursuivront les travaux «dans les prochains jours».
«A la suite de cela, il reviendra à  la conférence des présidents au nom de la plénière de valider», a décliné  le porte-parole qui met l’accent sur le fait que «les termes de référence sont une étape extrêmement importante, qui détermine tout le reste». Avant de dire  que «la plénière a consacré toute son attention à cette question. A l’issue de cette journée, le dialogue a franchi une étape».
«Cette première étape consistait à définir le cadre du travail, à mettre en place les commissions qui sont les cadres même du dialogue», non sans ajouter «dès demain (Aujourd’hui. Ndlr), nous allons aborder la deuxième étape qui consistera à mener le travail de réflexion dans les commissions, jusque vers mi-mars avant le dépôt des rapports des commissions».
Sans le dire de manière explicite -et c’est normal, connaissant la classe politique sénégalaise-, Bamba Ndiaye a donné entièrement raison au journal Le Quotidien, qui avait annoncé que les opposants et la Société civile n’allaient pas accepter de gaieté de cœur que ne leur fut proposé que le Pse comme modèle économique du Sénégal. Et c’est cela qui a été retoqué et justifié le temps long passé hier à la plénière.
Sur la méthodologie pour mener à bien leurs travaux, Mamadou Bamba Ndiaye  livre les clefs.
«Les commissions ne vont pas réfléchir à huis clos, les commissions vont écouter tout le monde avant de faire des recommandations. A travers les termes de référence, les commissions ont proposé différentes méthodes qu’ils vont examiner par une revue documentaire», a-t-il précisé.
«Les bureaux des commissions sont tous constitués», selon M. Ndiaye qui renseigne que «les assesseurs sont désignés et validés après que les présidents soient les premiers à être désignés».
En ce qui concerne la Commission politique, il faut souligner qu’elle  avait déjà validé ses termes de référence depuis sept mois.

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