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Biram Faye, Dg Aeme.

L’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme) a décidé d’auditer les installations électriques de la présidence de la République. Ce diagnostic vise à rationaliser l’utilisation de l’énergie, éliminer les niches de gaspillage, en améliorant l’efficacité énergétique dans cet édifice.

Grâce à un programme financé à hauteur de 450 millions de francs Cfa par l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme) a revu tous les systèmes d’éclairage de plusieurs bâtiments symboliques, stratégiques de l’Etat, notamment la Pri­mature, l’Assemblée nationale, le Conseil économique, social et environnemental, le ministère des Affaires étrangères, entre autres. La présidence de la République ne sera pas en reste. «Nous comptons dans le cadre de la diminution de la facture d’électricité de l’Etat diagnostiquer et auditer tous les bâtiments administratifs et la Présidence en fait partie», a annoncé hier le directeur général de l’Aeme, en marge de l’atelier de validation de la Stratégie nationale de maîtrise de l’énergie du Sénégal. Biram Faye et son équipe ont été interpellés par Boubacar Mbodj, conseiller spéciale du président de la Répu­blique en charge de l’Energie et de l’environnement. Ce dernier a indiqué que tous ces bâtiments coloniaux ont des installations électriques qui datent d’un autre âge. Au-delà du Palais de Dakar, estime M. Mbodj, l’Aeme devrait aussi diagnostiquer les installations électriques du palais de Popenguine et de celui de Gorée en réfection. Les universités, où il y a une consommation surdimensionnée d’électricité, les hôpitaux, notamment l’hôpital de Fann où la dette vis-à-vis de Senelec dépasse le 1,5 milliard de francs Cfa, devraient aussi être pris en compte, selon le con­seiller spécial de Macky Sall. «C’est autant de questions qui interpellent aujourd’hui l’Aeme. Mais avec le travail entamé, nous irons vers une politique de maîtrise et d’économie d’énergie beaucoup plus vigoureuse», espère-t-il. En outre, souligne Boubacar Mbodj, l’Aeme doit s’occuper de la maîtrise d’énergie du parc automobile. En termes de consommation d’énergie primaire, le transport occupe 14% de la consommation primaire.
Le Sénégal, rappelle Mor Ndiaye, directeur de Cabinet au ministère de l’Energie et du développement des énergies renouvelables, s’est fixé un objectif de réalisation de 40% d’économie d’énergie à l’horizon 2020, à travers la mise en œuvre d’un paquet de programmes destinés à tous les acteurs et tous les secteurs. Les économies d’énergie qui seront réalisées grâce aux mesures d’efficacité énergétique vont contribuer à la couverture des besoins énergétiques, la protection de l’environnement…
Pour une bonne réussite de la politique de maîtrise et d’économie d’énergie, il faudrait qu’il y ait un cadre de référence avec une vision claire et à long terme et des synergies autour des différents initiatives et projets en cours.
C’est en ce sens que ce projet de stratégie a été élaboré pour servir de cadre de référence articulé en vue de proposer des mesures concrètes, techniquement faisables, économiquement viables et financièrement soutenables pour le renforcement de la maîtrise de l’énergie dans le cadre énergétique national.
dialigue@lequotidien.sn

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