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Onze mois après son inauguration, l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd) a enfin obtenu sa certification d’aérodrome. Selon le ministre des Trans­ports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires Maïmouna Ndoye Seck, avec cette certification, l’Aibd franchit un nouveau cap.

Onze mois après son inauguration, l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd) a enfin obtenu sa certification d’aérodrome. Il l’a reçue hier de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci), en présence du ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires, Maïmouna Ndoye Seck. Visiblement très satisfaite de cette certification, Madame le ministre est revenue sur les avantages que cette certification offrait au Sénégal. «Avec l’aboutissement de cette certification, le Sénégal franchit un nouveau cap», souligne Mme Seck. En effet, dira-t-elle, l’Aibd renforce sa crédibilité et son image vis-à-vis de ses partenaires et des compagnies aériennes. «Je vous exhorte à maintenir cette dynamique pour relever les futurs défis de maintien des conformités aux exigences de sécurité et de sûreté qu’exige l’aviation civile», souligne Mme Seck. «Avec un trafic de 5 millions de passagers par an à l’horizon 2023 et 10 millions par an en 2035, l’Aibd, avec les premiers résultats que nous avons obtenus depuis sa mise en exploitation, confirme les belles perspectives qui se dessinaient», poursuit Maïmouna Ndoye Seck.
Vantant les résultats enregistrés, elle a déclaré : «A ce jour, 2 millions 109 mille 611  passagers ont été traités à la date du 31 octobre 2018 sur Aibd, près de 25 mille mouvements d’aéronefs ont été enregistrés et plus de 30 mille tonnes de frets traités. A cela s’ajoute l’arrivée de cinq nouvelles compagnies aériennes, dont Air Sénégal Sa, qui viennent s’ajouter à celles qui desservaient déjà notre pays, soit trente et une compagnies régulières, deux compagnies charter et cinq compagnies cargo». Poursuivant ses propos, elle a également annoncé un audit global du système de l’aviation civile du Sénégal qui est prévu du 11 au 21 février 2019. Selon le ministre, avec ce nouveau statut, l’objectif de faire de Dakar-Diass le premier hub aérien d’Afrique de l’Ouest est en passe de se réaliser. Selon Mme Seck, cette certification est une exigence de l’Oaci.
Mme Seck a également promis que le programme de réhabilitation des aéroports régionaux du Sénégal devrait offrir d’autres occasions de remettre des certificats d’aérodrome. D’ailleurs, dira-t-elle, c’est dans ce cadre que le chef de l’Etat va officiellement lancer en décembre à Saint-Louis le premier volet des travaux de reconstruction des aéroports de Saint-Louis, Ourossogui, Matam, Ziguinchor, Tambacounda et Kédougou. «Dès février 2019, il y aura le développement du réseau intercontinental qui sera lancé sur la ligne Dakar-Paris-Dakar avec l’un des deux Airbus A330-900 Neo en cours d’acquisition. D’autres destinations seront desservies à partir du second semestre 2019, à la réception du second aéronef», a conclu Maïmouna Ndoye Seck. Selon le directeur régional de l’Oaci, Mam Sait Jallow, l’exigence de certification des aérodromes figure parmi les objectifs ciblés, mais le faible taux de certification en Afrique qui est de 27% a poussé l’Oaci à mettre en place en 2016 un projet d’assistance technique à court terme pour la certification d’un aérodrome dans chacun des Etats membres bénéficiaires, dont le Sénégal. La remise de cette certification a été également bien appréciée par le directeur général de la société de gestion de l’aéroport, Limak Aibd Suma (Las). Pour Xavier Mary, cette certification atteste que l’organisation et la documentation des processus destinés à garantir la sécurité des installations aéroportuaires sont conformes aux dispositions réglementaires établies par l’Etat et répondent aux exigences de l’Oaci.
abciss@lequotidien.sn

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