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Sanoussi Diakité, directeur de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), est pour l’éclatement de la vérité dans l’affaire des contrats pétroliers et gaziers. Face à la presse hier, vendredi, il a apporté sa contribution au débat national.

Comme tout citoyen se sentant concerné par la question liée aux ressources pétrolières et gazières au-devant de l’actualité depuis quelques jours, le directeur de l’Onfp, Sanoussi Diakité, s’est prononcé sur cette polémique née d’un reportage diffusé par la chaîne britannique Bbc. Pour lui, les opinions dégagées doivent être analysées, considérées et prises en compte selon les règles qui régissent la Nation.
Sur cela, le directeur de l’Onfp considère que sur les contrats qui ont été signés, les autorités compétentes et en charge de cette question devraient établir la chaîne des responsabilités pour découvrir ceux qui ont posé des actes au nom et pour le compte de la République.
Interpellé sur sa position exacte sur cette affaire, à l’image de plusieurs responsables politiques de la mouvance présidentielle qui ont exprimé leur soutien au frère du Président Sall, M. Diakité s’est voulu clair. A l’en croire, il s’inscrit pour l’éclatement de la vérité dans cette affaire. Toutefois, Sanoussi Diakité précise : «Autant Monsieur Aliou Sall ne doit pas avoir des privilèges qu’il ne mérite pas dans la République parce qu’il est le frère du chef de l’Etat, autant il ne devrait pas subir de préjudices à cause de ses liens séculiers avec le Président Macky Sall.» Pour lui, il faut poser les actes selon les règles de la République et non s’acharner sur quelqu’un parce qu’il est le proche du chef de l’Etat, insiste-t-il.
Dans cette affaire, Sanoussi Diakité estime que si on doit analyser des fautes commises, il faudrait demander si les actes commis ont été conformes aux règles ou pas. Il renvoie les accusations auprès de ceux qui ont signé les contrats avant même l’avènement de Macky Sall. Même s’il se garde d’aller loin pour évoquer la responsabilité première de l’ancien Président Me Abdoulaye Wade, M. Diakité semble l’avoir sous-entendu. A la question de savoir si l’ancien chef de l’Etat devrait être entendu, M. Diakité a répondu avec des réserves : «Je n’irai pas jusque-là, car c’est un ancien Président qui a droit à des égards de la République pour avoir assumé de hautes fonctions.»
Il faut signaler que M. Diakité n’est pas convaincu des accusations de la Bbc portées contre le frère du Président. Se demandant quel rôle Aliou Sall aurait joué dans les contrats signés par l’ancien régime, il estime que le reportage de la chaîne britannique est un sujet à débat et à de nombreuses interrogations. Mais puisque le procureur de la République a pris en charge le dossier, il s’en tient à cela.
S’agissant du rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) avec la polémique qui s’en est suivie après le reportage de la Bbc, Sanoussi Diakité déclare que le rapport de l’Ige est encadré par des procédures. Lorsqu’il sort de ce cadre, il perd de sa valeur.
Pour lui, ce qui reste constant, c’est que le rapport de l’Ige est destiné à une personne, le président de la République, qui juge de l’opportunité de la poursuite et des mesures à prendre au regard des recommandations établies dans celui-ci.
d.dem@lequotidien.sn

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