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Après sa dernière sortie sur le présumé scandale de corruption et d’évasion fiscale dans l’affaire Batiplus, le journaliste Cheikh Yérim Seck a été placé hier en garde à vue, à la gendarmerie de Faidherbe. C’est à la suite de son audition à la Brigade de recherches de Dakar sur les accusations portées sur des autorités dont le ministre de la Justice Me Malick Sall.

La machine judiciaire a été mise en branle : Le journaliste Cheikh Yérim Seck a été placé en garde à vue hier. Sa convocation à la Brigade de recherches de la gendarmerie de Faidherbe fait suite à sa sortie sur la chaîne privée 7Tv concernant l’affaire Batiplus. C’est en effet à la suite de ses accusations selon lesquelles 4 milliards F Cfa auraient été saisis chez les Farés lors d’une perquisition de la gendarmerie, mais seule une partie aurait été consignée à la Caisse des dépôts et consignations. D’après toujours Yérim Seck, le Fbi aurait même dépêché un agent et 3 mandats d’arrêt internationaux risquent d’être émis contre 3 «importantes» autorités sénégalaises. «Ces dernières auraient été corrompues par la famille Farés», ajoutait le journaliste. Ce n’est pas tout. Il a aussi accablé le cabinet d’avocats du ministre de la Justice, Me Malick Sall, qui, selon lui, assurerait la défense de la famille Farés. «Tout ce que son cabinet demande, c’est exécuté, mais tout ce que l’autre partie demande, il est rejeté. Tout ce que le cabinet du ministre a besoin, il l’obtient», soutenait Cheikh Yérim Seck d’après qui le dossier est influencé par Me Malick Sall. Dans un communiqué, le ministre de la Justice a démenti être impliqué dans ce présumé scandale de corruption et d’évasion fiscale. D’ailleurs, le cabinet Scpa Malick Sall & Associés annonçait qu’il se réservait d’user de toutes les voies de droit pour obtenir réparation du préjudice causé par cet «amalgame» qui vise à porter atteinte à son honneur et à sa crédibilité professionnelle.
Il y a quelques jours, le contrôleur de gestion madame Rachelle Sleylaty a été placée sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt pour femmes de Liberté 6. Elle a été inculpée pour les chefs d’association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture de commerce, d’abus de confiance et de blanchiment de capitaux. En revanche, le directeur de «Batiplus», Christian Samra, a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire par le Doyen des juges d’instruction du Tribunal régional hors classe de grande instance de Dakar, Samba Sall. En fait, cette affaire a été ébruitée à la suite d’une plainte de Batiplus contre Rachelle Sleylati. Elle est accusée d’avoir volé une importante somme d’argent gardée dans un coffre-fort de la société. Interpellée, la mise en cause a mouillé son directeur général et a révélé l’existence d’une grosse quantité d’argent liquide dans un des magasins de la compagnie appartenant à la famille Farès. Selon elle, un «vaste réseau de blanchiment d’argent a été démantelé, mais le comble est qu’aujourd’hui elle est la seule à être incarcérée. Et pendant ce temps, un des délinquants à col blanc, en l’occurrence M. Chabel Samra, continue à vaquer tranquillement à ses occupations dans Dakar alors que le Parquet avait requis son placement sous mandat de dépôt à la même date du 25 mars aussi».

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