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Le commerçant Bocar Samba Dièye peut nourrir l’espoir de voir son différend avec la Cbao connaître une issue heureuse, 12 ans après que cette affaire a éclaté. En fait, après l’annulation du protocole signé avec la banque en sa faveur suite à un vice de forme, la Cbao avait interjeté appel pour casser la décision rendue par la Cour suprême. Le dossier qui se trouve présentement au Tribunal de Thiès sera vidé le 31 mars prochain. Si cette juridiction confirme celle entérinée par la Cour suprême, l’opérateur économique pourra exiger à la banque d’apporter la traite qui les liait.
L’annonce a été faite hier par l’avocat du commerçant et l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif) lors d’un point de presse. Le contentieux financier qui oppose Bocar Samba Dièye et la Cbao date de 2008. Et jusqu’à présent, il n’a pas connu son épilogue. C‘est en ce sens que l’Acsif a décidé de lui apporter son soutien.
Selon Famara Ibrahima Cissé, «Bocar Samba Dièye est victime d’une arnaque, d’abus et d’un complot entre la Cbao (l’ancien directeur Rahini) et l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye». A l’en croire, cette arnaque a même plombé ses activités.
Mme Awa Guèye, qui a représenté Me Assane Dioma Ndiaye à la conférence de presse d’hier, estime que l’opérateur économique Bocar Samba Dièye a été abusé par la Cbao. «Elle lui a fait signer un protocole d’accord sans que le contenu ne lui soit explicité par les témoins, en violation de l’article 20 du Code des obligations civiles et commerciales (Cocc)». D’après Awa Guèye, «c’est en usant des subterfuges que la Cbao a vendu les immeubles de Bocar Samba Dièye, parce qu’elle était consciente que Mr Dièye ne lui devait rien». Pour voler à son secours, l’Acsif dit avoir saisi les autorités de ce pays comme les régulateurs, la Banque centrale, la direction de la Régle­men­ta­tion, le ministère de l’Eco­no­mie, l’Assemblée nationale, le Hcct et le Cese.
«Nous avons même internationalisé le combat jusqu’à saisir l’ambassade du Maroc au Sénégal», dit-il avant de regretter le manque de feed-back. Abondant dans le même sens, la représentante de Me Assane Dioma Ndiaye lance un appel à l’endroit de l’opinion nationale pour apporter un soutien à Bocar Samba Dièye. «Il est important qu’une grande mobilisation se fasse autour de lui afin qu’il soit rétabli dans ses droits», a-t-elle déclaré en rappelant que la Cour suprême a déjà montré la voix en disant que la Cbao a violé la loi.
Si aujourd’hui les autorités ne veulent pas se prononcer là-dessus, pensent les souteneurs, c’est parce qu’il s’agit «d’un monstre financier qui est là et qui a beaucoup de moyens».

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