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Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) va observer un débrayage de 72h mercredi, jeudi et vendredi prochains. Cela, suite «au silence du recteur et de la direction des Affaires pédagogiques» face à l’affaire des 52 attestions délivrées à des Béninois.

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), section Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), ne décolère pas. Le Saes/Cesti a décidé en effet de sortir «de la réserve qu’elle s’était imposée depuis le 7 août 2019», afin de permettre aux instances ad hoc de l’Université cheikh Anta Diop (Ucad) de prendre en charge de façon efficiente l’affaire des attestations délivrées aux journalistes béninois par Cousson Traoré, directrice du Cesti, «sans délibération du comité pédagogique».
Dans un communiqué, la section appelle tous ses membres à observer un débrayage de 72h (mercredi 23, jeudi 24 et vendredi 25 octobre 2019), «au regard du silence du recteur et de la direction des Affaires pédagogiques face à cette forfaiture».
Au syndicat d’informer en outre que dans toutes les correspondances adressées à l’administration universitaire, la section Saes/Cesti «a posé des questions de fond auxquelles elle attend toujours des réponses : sur quels critères ont été déclarés admis les 52 journalistes béninois ? Dans quel cadre les délibérations ont été faites ? Avec qui ? Sur quelle base juridique ? Où est le procès-verbal qui sanctionne ces délibérations ? Où sont les notes» ?
Pour appuyer leurs propos, les syndicalistes n’ont pas manqué de rappeler que dans un courrier en date du 25 juillet 2019, la section Saes/Cesti a informé le Professeur Ibrahima Thioub, recteur et président de l’Assemblée de l’Ucad, «de dysfonctionnements notés dans la formation des journalistes béninois. Cousson Traoré, en violation flagrante des textes qui régissent le Cesti, a organisé à Cotonou une cérémonie de remise de cinquante-deux (52) attestations à ces professionnels des médias». Un acte qu’ils qualifient de «tentative de blanchiment de formation qui porte atteinte à l’image de notre institution».
Par le canal de la coordination Saes du campus de Dakar, «nous avions appris qu’une commission était mise en place pour statuer sur la dimension pédagogique de ce dossier», lit-on dans le document. Lequel indique en sus que le 10 octobre 2019, une lettre de relance a été adressée au recteur de l’Ucad pour lui réitérer la disponibilité du Saes/Cesti.
Pour des raisons liées aux procédures de contradiction dans ce genre de dossiers, renseigne davantage le communiqué, «nous pensions que cette commission devait, au moins, nous entendre avant le dépôt de ses conclusions. Nous étions prêts à déférer à sa convocation et cela nous paraissait indispensable à la manifestation de la vérité», soulignent les syndicalistes.
Considérant tous les faits précités, le Saes/Cesti a décidé de reprendre ses actions syndicales «afin d’ancrer la transparence et la reddition des comptes dans la culture organisationnelle du Cesti». Elle rappelle qu’elle ne cédera à aucune tentative d’intimidation jusqu’à la résolution de cette affaire. «Cousson Traoré sera tenue responsable des conséquences qui en découleront», menace le Saes/Cesti.
mfkebe@lequotidien.sn

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