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Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education nationale.

Le ministère de l’Education nationale dit avoir «bel et bien respecté» la décision de la Cour suprême suite à l’exclusion des 690 élèves-maîtres en 2014 pour fraude. Les services de Serigne Mbaye Thiam qualifient de «sans fondement» les accusations du bâtonnier, Me Mbaye Guèye.

Le ministère de l’Education nationale brise le silence suite aux critiques du bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal sur l’exclusion des 690 élèves-maîtres. Les services de Serigne Mbaye rejettent les accusations de Me Mbaye Guèye qui, jeudi dernier lors de la Rentrée solennelle des cours et tribunaux, déplorait les «félicitations et encouragements adressés à un ministre qui a publiquement exprimé son refus d’appliquer une décision de justice». Dans un communiqué, le ministère estime que cette déclaration «ne repose sur aucun fondement et le bâtonnier serait incapable de prouver quand, où et sur quel support mé­diatique ce refus a été exprimé, que ce soit oralement ou par écrit».
Il faut rappeler qu’à la suite de la décision de Serigne Mbaye Thiam d’annuler le concours pour «fraude» par arrêté n°3816 du 24 juillet 2014, les exclus ont intenté un recours devant la Cour suprême. La haute juridiction, par arrêt n° 61 du 23 septembre 2015, a annulé l’arrêté ministériel au motif que «le jury est seul habilité à tirer les conséquences de l’erreur ou de la fraude commise lors des délibérations du concours et de procéder aux corrections nécessaires». Des rectificatifs que le ministère de l’Education a apportés par la convocation du jury le mercredi 27 juillet 2016 et qui, d’après le communiqué, a «une nouvelle fois délibéré et constaté, à l’aide d’une projection des relevés manuscrits, les écarts de notes».
Au cours de cette séance de délibération, souligne-t-on, «le jury a aussi invité et entendu l’auteur des falsifications des notes. Ce dernier a confirmé, devant tous les membres, avoir modifié les notes lors de leur saisie informatique. En conséquence, le jury, à l’unanimité, a souverainement annulé l’admission des 690 élèves-maîtres et a établi un procès-verbal signé de tous ses membres pour matérialiser cette annulation».
Ainsi, le ministère de l’Edu­cation nationale soutient avoir «bel et bien respecté et appliqué» la décision de la Cour suprême. Si tel n’était pas le cas, insiste-t-on, «les concernés auraient certainement attaqué à nouveau la délibération du jury ayant annulé leur admission et confirmé ainsi leur exclusion».
bgdiop@lequotidien.sn

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