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Le directeur général de la société Café de Rome répondra ces jours-ci devant la Chambre correctionnelle. Il a été attrait devant cette juridiction par l’ancienne employée de ladite société Marie Niang. La requérante dit être victime d’un préjudice moral et psychologique.

Le directeur général et les employés de Café de Rome n’ont pas fumé le calumet de la paix après le procès initié par la direction contre ces travailleurs. Après avoir rendu sa démission, bien qu’elle soit renvoyée des fins de la poursuite, Marie Niang a servi une citation directe à Michel Michelon devant la Chambre correctionnelle. Elle estime que ce procès lui a causé un préjudice moral et psychologique. D’ailleurs, elle a attesté ses séquelles par un rapport versé dans les débats. Tout est parti de la plainte déposée le 7 novembre 2016 par la société Café de Rome contre Marie Niang devant les services de la Division des investigations criminelles pour abus de confiance et association de malfaiteurs. M. Michel l’avait reproché ainsi que ses onze autres collègues de détournement frauduleux.
Placée sous mandat, elle a été jugée par le Tribunal de grande instance qui l’a finalement relaxée purement et simplement. Mais Marie Niang était surprise de voir la direction du Café de Rome interjeter appel. Heureusement, la Chambre correctionnelle de  la Cour d’appel a confirmé  la relaxe prononcée par le premier juge. Pour la plaignante, le mal était déjà fait. Pour une affaire où elle s’estime innocente, elle a décidé de porter plainte contre le directeur à cause d’un traumatisme psychologique qu’elle aurait subi. Elle pense que l’intention de nuire est manifeste, car elle a servi depuis 17 ans dans cette société sans que le moindre reproche ne lui soit fait.  Mais au lieu d’être «récompensée» pour tant de loyaux services  rendus, on l’attrait devant la barre du Tribunal pour des faits auxquels elle est étrangère.
justin@lequotidien.sn

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