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Une véritable mafia est en cours dans le marché du ciment. Des commerçants véreux, bénéficiant d’exonérations de Tva de la part de l’Etat du Sénégal, revendent le ciment exonéré de toutes taxes au marché de Touba. Tout dernièrement, c’est une quantité d’environ 400 tonnes provenant d’une cimenterie de la place qui a été interpellée par les gendarmes de la brigade de gendarmerie de Ndoulo. Au niveau de la gendarmerie et du service du commerce, c’est motus et bouche cousue, personne n’a voulu parler de cette affaire qui constituerait, d’après les sources du Quotidien, une patate chaude, parce qu’impliquant une haute autorité du pays. Cette personne a payé, si on en croit les sources du Quotidien, une forte amende pour ne pas aller en prison. D’ailleurs ce matin, il sera introduit auprès du président du Tribunal de grande instance de Diourbel (Tgid), une requête de confiscation et de vente de ce ciment qui a été transporté par huit camions. Ce ciment implique un trafic, un manque à gagner d’environ 50 millions de francs Cfa à l’Etat du Sénégal qui a renoncé à des taxes, explique un spécialiste. «L’Etat perd en Tva, parce que la marchandise est reversée sur le marché intérieur. Cette Tva pourrait aider à faire des adductions d’eau, construire même des écoles, mais vous voyez comment des personnes véreuses font du trafic avec des produits qu’elles déclarent vouloir vendre à l’étranger, alors qu’au finish, elles le détournent et le revendent ici», poursuit notre interlocuteur. L’inter­rogation, c’est qui est ou qui sont derrière ces exonérations qui en fait nuisent beaucoup à l’Eco­nomie sénégalaise.
Outre le ciment, 3 000 tonnes de fer, qui ne répondent pas aux normes, sont saisies. La masse linéique qui devait être collée, ne l’est pas. Les doutes de certains agents du ministère du Com­merce sur le fer 8 et 10 sont confirmés, c’est parce que la contre-expertise a confirmé les inquiétudes, informent des sources anonymes. Le dossier est transmis à la métrologie, une division du ministère du Com­merce. Les agents de ce service veulent contraindre le contrevenant, une société de la place, à respecter les normes, parce que beaucoup de bâtiments s’effondrent au Sénégal.