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En plus de l’envoi d’une mission d’inspection interne au Consulat du Sénégal à Paris ordonné par le Maese pour tirer au clair les accusations du Sénégalais Samba Mansour qui aurait été agressé dans les locaux de la représentation diplomatique, le gouvernement a décidé de relever les gendarmes cités dans l’incident, qui fâche au plus haut niveau de l’Etat.

Amadou Ba a décidé d’entrer en scène pour tirer l’affaire du Consulat du Sénégal à Paris au clair. En attendant d’autres éventuelles décisions, le gouvernement a signé les premières mesures conservatoires liées au dossier alors que l’enquête interne que le ministère des Affaires étrangères a commanditée est toujours en cours : il a suspendu les gendarmes cités dans l’incident. A travers cette décision administrative, les autorités affichent leur détermination à montrer que cette histoire est prise très au sérieux pour continuer à offrir une meilleure image du service public. Surtout que la diplomatie constitue le miroir du Sénégal à l’étranger.
Cette décision n’est point une surprise. Au lendemain de du fâcheux incident, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur avait décidé d’envoyer «une mission d’inspection interne immédiate» au Consulat du Sénégal à Paris pour en avoir le cœur net sur la véracité des accusations d’un Sénégalais, qui aurait été roué de coups dans cet endroit, qui doit servir de havre de paix aux ressortissants du pays. Samba Mansour avait soutenu publiquement avoir été agressé dans les locaux de la représentation diplomatique. Mis au courant de la situation, les hauts responsables du département ont envoyé une «demande d’explications» «au consul qui a botté en touche pour nier les faits ». D’après la même source, «le ministre a néanmoins demandé à l’ambassadeur de dresser un rapport sur la situation». Oumou Goloko, l’épouse de la victime, qui est revenue sur le film de l’événement, renseigne que Samba Mansour a été violenté dans les locaux du Consulat alors qu’il l’accompagnait pour récupérer sa carte nationale d’identité. Dans son témoignage partagé sur les réseaux sociaux, elle informe qu’on lui a fait payer 15 euros pour le dépôt d’une carte d’identité alors qu’elle était déjà disponible.
Relevant cette anomalie, il a exigé le remboursement de cette somme refusé par leur interlocuteur un certain M. Dieng. Selon la dame, les choses se sont envenimées quand son mari a crié au vol. C’est ainsi, renseigne Mme Goloko, qu’il a été attiré «dans un bureau un peu isolé» où «un gendarme en habit bleu l’attendait». Selon toujours la dame, «une fois le bureau fermé, il a été demandé à Mansour de s’asseoir». Poursuivant ses explications,  elle ajoute : «Il refuse et on le force à le faire. Ils l’ont étranglé de derrière, pour commencer, avant de le rouer de coups sur la tête.» M. Mansour, qui s’est fait examiner juste après l’agression, a présenté un certificat médical dans lequel «il a été constaté : -contusion du front droit et de la région péri-orbitaire droit sans lésion oculaire, contusion latero-cervicale droite, contusion de la région dorsale droite, stress post-traumati­que».

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