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Il était depuis la découverte du forfait macabre du lundi dernier au niveau de la commune d’Enampore, l’un des témoins-clés à pouvoir aider les gendarmes enquêteurs à élucider la mort du chauffeur El Hadj Djimou retrouvé dans le fût de son camion de vidange. Finalement, Mamady Thiabou, l’apprenti, a aussi rendu l’âme à l’Hôpital régional de Ziguinchor. De quoi accentuer le mystère autour d’un drame qui est encore loin de livrer tous ses secrets

Après le chauffeur du camion de vidange de fosses septiques, El Hadj Djimou, Mamady Thiabou, retrouvé dans le fût de la citerne à côté de la victime, est également décédé dans la nuit du vendredi au samedi à l’hôpital régional où il était admis aux services d’urgence après son évacuation lundi dernier. Du coup, celui qui était censé fournir des éléments explicatifs aux gendarmes enquêteurs pour élucider la mort de son compagnon chauffeur El Hadj Djimou n’aura pas eu le temps de révéler à ces derniers tout le film de ce drame, qui a plongé toute une contrée, toute une région, dans la tristesse et la consternation. C’est donc toujours le mystère le plus total qui continue d’entourer cette affaire suite à la disparition de ce témoin.

Deux certificats de genre de mort accréditent la thèse de violences, de sévices corporels
Sur le certificat de genre de mort établi par un médecin de l’Hôpital régional de Ziguinchor, il est indiqué que la première victime, le chauffeur feu El Hadj Djimou retrouvé mort dans son camion le lundi dernier présentait un traumatisme du rachis cervical associé à une hémorragie buccale. Alors que pour la deuxième victime, l’apprenti Mamady Thiabou décédé dans la nuit du vendredi au samedi, le certificat de genre de mort a fait cas d’un traumatisme crânien encéphalique. Agonisant lors de son évacuation et admis aux services des urgences de l’Hôpital régional de Ziguinchor depuis le lundi dernier, il était d’ailleurs avant son décès sous-assistance respiratoire. Deux certificats de genre de mort qui accréditent la thèse de violences corporelles subies par les deux hommes décédés dans un intervalle de cinq jours. Et si El Hadji Djimou né le 12 juin 1981 à Boutoute et âgé de 39 ans a été enterré mardi dernier à Simbandi Brassou, département de Goudomp, l’apprenti Mamady Thiabou âgé de 30 ans sera quant à lui inhumé dans son village natal de Niassène.
imane@lequotidien.sn

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