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WASHINGTON, DC - SEPTEMBER 28: U.S. Sen. Jeff Flake (R-AZ) speaks to members of the media after a meeting in the office of Senate Majority Leader Sen. Mitch McConnell (R-KY) September 28, 2018 at the U.S. Capitol in Washington, DC. President Donald Trump has ordered a one-week-long supplemental FBI background investigation into sexual assault allegations made against Supreme Court nominee Judge Brett Kavanaugh after Sen. Flake requested to delay the full Senate vote for the investigation. Alex Wong/Getty Images/AFP == FOR NEWSPAPERS, INTERNET, TELCOS & TELEVISION USE ONLY ==

4Aux Etats-Unis, le Fbi a commencé son enquête sur les accusations d’agressions sexuelles portées contre le juge Kavanaugh. Une enquête finalement autorisée vendredi par le Président américain sous la pression des Démocrates et d’un sénateur républicain de la Commission judiciaire du Sénat. Les policiers fédéraux disposent d’une semaine pour recueillir des informations sur des faits qui remontent au début des années 1980. Mais ils agissent sur mandat de la Maison Blanche et dans le camp démocrate, certains dénoncent déjà une volonté de limiter leur champ d’investigation. Donald Trump, lui, dément.

Le Fbi a pour mission de vérifier les antécédents du juge Kavanaugh : il ne s’agit pas d’une enquête criminelle et les policiers fédéraux n’ont aucun moyen de contraindre les témoins à leur parler, ni le droit de perquisitionner.
Comme prévu par la procédure, l’enquête a été ordonnée par le Président, et selon le New York Times, la Maison Blanche a donné instruction au Fbi d’interroger quatre témoins : les trois personnes qui se trouvaient à la soirée pendant laquelle Christine Blasey Ford dit avoir subi une tentative de viol, et la deuxième femme qui a accusé le juge d’agression sex­uel­le.
La Police fédérale a déjà contacté cette dernière. Mais le Fbi n’est pas entré en relation avec Julie Swetnick, la femme qui a accusé Brett Kavanaugh d’avoir participé à des viols en série et en réunion.
Vendredi, la Commission judiciaire du Sénat a fait savoir que l’enquête serait limitée aux accusations «crédibles» et l’avocat de Julie Swetnick craint qu’elle ne soit pas entendue. «Nous attendons toujours une réponse du Fbi», a-t-il tweeté ce dimanche.
Selon Nbc News, la Maison Blanche ne juge pas ce témoignage crédible et ne souhaite pas qu’il soit pris en considération. D’autres journaux assurent que les anciens étudiants de Yale, qui ont dénoncé les graves excès alcoolisés du juge, ne seront pas non plus entendus.
Mais le Président américain a démenti sur Twitter toute volonté de brider les enquêteurs. «Je veux qu’ils interrogent qui ils souhaitent, à leur discrétion», a assuré Donald Trump.
Vendredi, à l’échéance fixée par Donald Trump, le Fbi transmettra son rapport au Président. La Police fédérale n’a pas pour mission de tirer des conclusions, seulement de rendre compte des entretiens menés. La Maison Blanche partagera sans doute le rapport avec le Sénat qui décidera s’il doit être rendu public.
rfi.fr

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