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Le ministère public a libéré les personnes interpellées dans l’affaire dite du marché Ocass pour éviter des émeutes dans la cité religieuse.

C’est la désescalade. Le ministère de la Justice mesure les risques, qui entoureraient le placement sous mandat de dépôt des 32 personnes interpellées dans l’affaire du marché Ocass.  Leur emprisonnement aurait pu entraîner des émeutes dans la ville sainte où la tension était devenue palpable. Et pour éviter d’une part l’embrassement après l’appel au calme du Khalife général des mourides le lundi passé, la Chancellerie, d’après des sources proches du milieu judiciaire, a demandé au Parquet de Diourbel de libérer les personnes en garde à vue au Commissariat de Diourbel après qu’ils ont fait l’objet d’un retour de Parquet provoqué par leur arrivée tardive mardi au Tribunal de grande instance de Diourbel.  D’autre part, il y a eu beaucoup de pressions venant des différents milieux religieux pour demander la libération des personnes interpellées, soufflent au Quotidien des sources proches du milieu judiciaire. Le Parquet, n’ayant pas eu le temps matériel d’interroger ces 32 personnes dont 10 mineurs, a décidé de jouer à l’apaisement. Auparavant 6 personnes sur les 38 interpellées par la police de Touba ont été libérées. Hier matin, après les avoir entendues, le ministère public leur a accordé une liberté provisoire. Toutefois, cette liberté provisoire ne les absout pas d’un procès. Les 22 majeurs seront jugés le 29 juin prochain et les 10 mineurs le 7 juillet. Tout ce beau monde est poursuivi pour participation à un rassemblement illicite. Avant ce procès du 29 juin, peut-être que les Forces de défense et de sécurité mettront la main sur ce membre du Dahira Safinatoul Aman, recherché activement pour avoir tiré sur la foule blessant deux personnes dont le pronostic vital n’est plus engagé. Pour rappel, le lundi dernier, des échauffourées ont éclaté au marché Ocass de Touba entrainant la blessure de deux personnes. La police, accusée d’avoir tiré sur la foule, avait nié avec des preuves à l’appui.

badiallo@lequotidien.sn

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