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Le procès de Barthélemy Dias a fait hier l’objet d’un renvoi au 25 janvier prochain. Et ce sera une audience spéciale. Pourtant le dossier était en état et le président voulait le retenir. Mais, les avocats de la défense ont sollicité ce deuxième renvoi afin de mieux s’imprégner du dossier parce que certains de leurs confrères viennent de se constituer. C’est le cas de Me El Hadji Amadou Sall, par exemple, qui a décidé hier de défendre les intérêts de Abdoulaye Faye, cité comme témoin dans cette affaire. Une demande qui n’a pas du tout agréé le représentant du ministère public. «Cette affaire a eu lieu depuis 2011. Ils avaient le temps nécessaire pour s’imprégner du dossier. Ce n’est pas sérieux», a tonné le procureur. Une remarque qui a fait sortir les avocats de leur robe. «Il ne doit pas nous parler sur ce ton», a répliqué Me El Hadji Sall. Le responsable libéral de demander au juge d’exiger du procureur qu’il retire ses propos. Pour apaiser la tension qui commençait à monter, le président a demandé aux avocats de se concerter afin de retenir une date selon leur convenance pour qu’il fasse un renvoi ultime. Une première date avait été retenue le 19 décembre, mais Me Aïssata Tall Sall, qui doit s’absenter du pays pendant cette période, a proposé celle du 25 janvier. C’est finalement cette requête qui a été retenue avec l’adhésion de tous ses confrères, et pour une audience spéciale. Ce qui lui permettra, dit-elle, à la sortie de la salle d’audience, de «se concerter avec ses confrères qui sont à ses côtés pour envoyer les citations qu’il faut à tous les commanditaires de cette affaire».
A la question de savoir si ce procès est une «mascarade», comme le martèle son client, Aïssata Tall Sall répond par la négative. «Je ne parlerais pas de mascarade politique. Depuis hier, j’appelle au calme dans cette affaire. C’est un dossier qui mérite d’être traité avec toute la dignité qui sied par les possessionnels de la justice que nous sommes», dit-elle. En revanche, elle ajoute : «On peut penser qu’il y a des relents politiques et nous allons le démontrer.» Le maire de Mermoz Sacré-Cœur est poursuivi pour meurtre commis sur le jeune Ndiaga Diouf.
justin@lequotidien.sn

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