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Le jugement de Barthélemy Dias en appel pour outrage à magistrat a été renvoyé au 7 novembre prochain par le juge à la demande de la défense pour plaidoirie. L’autre dossier concernant le meurtre de Ndiaga Diouf a été renvoyé au 14 du même mois pour citation des prévenus et des témoins. En prison depuis avril, le maire de Mermoz-Sacré Cœur devra recouvrer la liberté ce 30 septembre après 6 mois de détention.

Barthélemy Dias est renvoyé le 7 novembre devant le juge de la Cour d’appel. C’est dans l’affaire qui lui a valu une condamnation de 6 mois ferme en première instance. Il avait été reconnu coupable d’outrage à magistrat par le juge des Flagrants délits. Le maire de Mermoz-Sacré Cœur avait tenu des propos «injurieux» à l’endroit de certains magistrats. C’était suite à la condamnation du maire de Dakar, Khalifa Sall, à 5 ans pour escroquerie aux deniers publics. Hier, le président de séance a répondu favorablement à la requête de la défense qui a sollicité le renvoi. Les avocats se sont basés sur un principe : le fait que l’affaire soit appelée pour la première fois devant cette juridiction de second degré. En effet, les avocats nouvellement constitués veulent eux aussi s’imprégner du dossier.
Pourtant Dias-fils devrait recouvrer la liberté ce 30 septembre pour avoir purgé sa peine. Pour Me El Hadji Diouf, «on a attendu la fin des 6 mois. Donc on ne voit plus même la nécessité de tenir cette audience, encore moins l’urgence. C’est pourquoi, nous avons demandé le renvoi au mois de décembre ou au mois de novembre après les vacances judiciaires».
L’Avocat général pour sa part, a estimé que le dossier est en état. Raison pour laquelle, il s’est opposé à la demande de El Hadji Diouf et ses confrères.
L’autre affaire concernant Barthélémy Dias, est celui du meurtre de Ndiaga Diouf. Le dossier a été également renvoyé au 14 novembre pour citation des prévenus et des témoins. «Nous ne sommes pas encore concernés. Parce que notre client n’a pas reçu de citation à comparaitre. Donc il est censé ignorer cette audience», fulmine Me Diouf. Son jeune confrère, Me El Mamadou Ndiaye, estime lui, être «prêt parce que nous l’avions plaidé en première instance. Ce que nous déplorons par moments, c’est que les procédures ne soient pas respectées. Mais si naturellement on suit le cours des choses normales, nous serons là le 14 et puis nous pourrons plaider si le dossier est en état».
En 2017, Barthélemy Dias a été condamné à deux ans de prison dont six mois ferme, pour coups et blessures volontaires et détention illégale d’arme. Une peine qu’il avait purgée durant sa détention provisoire en 2012. Les faits remontent à 2011 lors des manifestations contre un troisième mandat de Me Abdoulaye Wade. A l’époque, il n’avait pas hésité de dégainer son pistolet sur des nervis qui avaient encerclé sa mairie. C’est dans ces circonstances que l’un des assaillants, Ndiaga Diouf, avait été retrouvé mort.
msakine@lequotidien.sn

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