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Désormais, tous les candidats seront accompagnés d’agents de la force publique. L’annonce a été faite hier par le ministre de l’Intérieur à travers un communiqué de presse.

«D’ores et déjà, les dispositions sont prises pour renforcer la sécurité des candidats. A cet effet, des éléments de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale seront mis au service de leur sécurité respective jusqu’à la fin des élections.» Ce sont là les assurances du ministre de l’Intérieur. Cela fait suite aux accrochages lundi, à Tambacounda, entre des éléments de la sécurité du Pur et des militants de la coalition Benno bokk yaakaar qui ont fait 2 morts. Dans un communiqué, Aly Ngouille Ndiaye a invité «les populations à rester calmes et à faire confiance à nos forces de défense et de sécurité qui ne ménageront aucun effort pour garantir la poursuite normale de la campagne électorale et assurer un scrutin apaisé». Toutefois, il rappelle aux acteurs que «le gouvernement ne saurait tolérer la violence d’où qu’elle vienne».

Le Pur, SonkoPrésident et Madické2019 partants
C’est un souhait qui vient d’être réalisé, car certains candidats sont prêts à l’accepter. En ce qui concerne Issa Sall dont les agents de sécurité ont été interpellés et désarmés, ses proches confient qu’il est disposé à accepter une protection de l’Etat. Il va d’ailleurs se prononcer sur cette question lors de son point de presse annoncé pour ce matin, mais aussi donner sa version de ce qui s’est passé à Tamba. Les coalitions SonkoPrésident et Madické2019 pensent d’ailleurs qu’«il était dans l’ordre normal des choses» que l’Etat assure la sécurité des autres candidats comme il l’a fait pour Macky Sall. «Le ministre de l’Intérieur, c’est sa fonction régalienne. On n’a pas besoin de le saisir pour lui dire de faire son travail. Il devait le faire avant même que ces incidents malheureux se produisent. Maintenant que ces incidents sont là, je pense qu’ils auront l’idée de rectifier le tir et d’envoyer à l’ensemble des candidats une sécurité suffisante», a dit, hier, Mamadou Ndiaye, membre de la coalition de Madické Niang. Il estime que dans «une Républi­que qui se dit non partisane, égalitaire», il ne devrait pas incomber aux candidats d’assurer leur propre sécurité, mais plutôt à la police ou à la gendarmerie.
Le chargé de communication du candidat Ousmane Sonko a fait savoir qu’après les événements de Tambacounda, l’Etat n’a pas mis (encore) de forces de sécurité à leur disposition, contrairement à ce qui a été avancé par certains. Il dit : «On a notre propre sécurité depuis qu’on a commencé la campagne. Mais dans les entrées et sorties de ville, il y a toujours la gendarmerie ou la police qui assiste.» Pour ceux qui attendaient de leur part une requête auprès de Aly Ngouille Ndiaye, El Malick Ndiaye dit : «On n’a même pas besoin de demander. C’est à l’Etat de sécuriser tous les candidats. Ça, c’est quelque chose qui est évident.» Idrissa Seck accueille la décision avec «satisfaction».
msakine@lequotidien.sn

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