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Les opérations de ratissage et de sécurisation de ces derniers jours de l’Armée nationale en Casamance, dans l’arrondissement de Nyassia, se sont soldées par la mort d’un soldat, alors qu’un autre était blessé. Elles sont menées suite au meurtre de 14 bûcherons par des hommes armés non identifiés qui avaient aussi blessé 6 autres au début du mois de janvier dernier dans la forêt classée de Bofa-Bayotte.

Un militaire de l’Armée nationale a été tué, un autre blessé suite à des opérations de ratissage et de sécurisation qui visent à «mettre fin aux exactions répétées de bandes armées et des activités criminelles des rebelles», a appris hier dimanche l’Aps de source militaire.
«L’Armée nationale déplore la mort d’un militaire suite aux opérations de sécurisation en cours dans la zone de Nyassia. Un autre militaire a été blessé dans ces opérations», a indiqué un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (Dirpa) transmis le même jour à l’Aps.
«Suite aux exactions répétées des bandes armées sur les populations civiles dans le département de Ziguinchor, en particulier dans le secteur de Nyassia, les forces armées mènent des opérations de sécurisation afin de mettre fin aux activités criminelles des rebelles», a poursuivi le texte.
Selon la même source, ces opérations visent à «neutraliser les rebelles, à démanteler les bases et zones de transit supposées ou réelles et à lutter contre les trafics illicites de chanvre indien et de bois dans la forêt classée de Bayotte».
Des hommes armés non identifiés ont tué 14 bûcherons et ont blessé 6 autres le 6 janvier dernier dans la forêt classée de Bofa-Bayotte. Les victimes avaient été forcées à se coucher par terre avant d’être froidement fusillées.
Seize personnes avaient été placées sous mandat de dépôt par le procureur de la Répu­blique près le Tribunal de grande instance de Ziguinchor qui a dans le même temps libéré six autres contre lesquelles la gendarmerie n’a retenu aucune charge.
Elles sont poursuivies pour quatre chefs d’inculpation : «Association de malfaiteurs, assassinat, participation à un mouvement insurrectionnel et détention d’armes à feu sans autorisation.»
La semaine dernière, 16 personnes ont été transférées dans des maisons d’arrêt et de correction de Dakar, les huit autres présumées auteurs du massacre de Bofa sont toujours maintenues à la maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor.
Avec Aps

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