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Mme Soham Wardini.

Après le sommet d’Africités tenu au Maroc, Dakar souhaite élaborer la feuille de route et un plan d’actions pour mettre en œuvre les conventions signées à Marrakech. Les représentants des 7 villes d’Afri­que et des 7 villes du Maroc réfléchissement sur le thème : «Planification urbaine et développement territorial : enjeux et opportunités pour les villes en Afrique.» Une occasion pour les maires de trouver des solutions aux défis qui ont pour noms la pauvreté, l’encombrement, insalubrité.

«Planification urbaine et développement territorial : enjeux et opportunités pour les villes en Afrique», tel est le thème de l’atelier de Dakar qui a réuni 7 villes du Maroc et 7 villes d’Afrique dont la ville de Dakar et celle de Rufisque, la Fédé­ra­tion des agences urbaines du Maroc (Majal) et l’Onu-Habitat. Ce premier rendez-vous officiel après le sommet Africités qui s’est tenu au Maroc se donne comme objectif de mettre en place une feuille de route et un plan d’actions opérationnel pour la mise en œuvre des conventions signées à Marrakech entre ces villes d’Afrique et du Maroc, de sorte que cette coopération ait un vrai impact et qu’elle soit ressentie par les citoyens de ces villes.
Des conventions sont portées par les villes avec l’appui de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (Cglu Afrique) et Onu-Habitat. Ces villes seront accompagnées par la Fédération des agences urbaines du Maroc, signataire de cette convention. Pour Amine Idrissi Belka, président de Majal, «on ne peut plus faire l’économie d’une planification urbaine maîtrisée». Et d’après lui, ces conventions permettent aux villes d’adopter des instruments et des outils de planification multi dimensionnels. Et Majal qui compte une expérience de 35 ans sur le terrain va mettre ce «grand challenge de planification stratégique» à la disposition des villes africaines. Ce sont elles qui ont produit tous les plans de villes et les plans de planification urbaine du Maroc. Elles sont un instrument d’accompagnement des collectivités territoriales pour la mise en œuvre des politiques publiques urbaines à l’échelle locale décentralisée.
La ville de Dakar va travailler avec Rabat. Quant à Rufisque, elle va collaborer avec Dakhla, une ville marocaine située à l’extrême sud et qui constitue, selon Amine Idrissi Belka, la fierté du Maroc en termes de développement dans tous les domaines. Les deux maires attendent beaucoup de cette collaboration. Car en matière de planification et de développement, les enjeux et défis sont importants pour Dakar et Rufisque.
D’après la maire de Dakar, Soham Wardini, ces deux villes, à l’image des autres villes d’Afrique, font face à la pauvreté, l’insalubrité, la mobilité urbaine, le désencombrement. «Nous sommes obligés de travailler pour résoudre ces problèmes» afin que nos villes soient plus économiques, plus productives et un endroit aussi où il fait bon vivre.
En plus de ce partenariat, Dakar et Rufisque peuvent compter sur l’engagement du tout nouveau ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’hygiène publique. Abdou Karim Fofana affirme que la planification urbaine et le développement territorial constituent des leviers et sont le vecteur nécessaire pour des villes durables. Evoquant le contexte africain, il soutient que la population des villes africaines devrait doubler d’ici les 25 prochaines années. A ce propos, il estime que cette croissance démographique impressionnante doit s’accompagner d’une urbanisation massive pour éviter une mal-urbanisation massive avec toutes les conséquences du sous-développement. Pour lui, Dakar ne doit pas avoir de complexe à l’égard des grandes villes comme Kigali, Casablanca ou encore les autres villes. Il promet d’ailleurs la mise en place d’un programme structurant tel qu’annoncé Par le président à savoir des villes avec zéro bidonvilles.
ndieng@lequotidien.sn

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