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C’est une des premières fois que Julius Malema, leader du parti de gauche radical, les Combattants pour la liberté économique (Eff), condamne aussi clairement les violences xénophobes. S’adres­sant à ses partisans lors de la célébration de la Journée mondiale de l’Afrique, il a critiqué la dernière vague de violences en fé­vrier dernier qui a notamment visé la communauté nigériane.
«Nous sommes pauvres parce que nous ne sommes pas unis, a martelé Julius Malema, respectez-vous les uns les autres». «Pourquoi voulez-vous que les Blancs vous respectent quand vous appelez vos propres frères et sœurs africains des «Kwere Kwere», des étrangers. Et quand vous regardez un Blanc, vous l’appelez un investisseur. Nos frères somaliens qui ont des échoppes dans les townships sont régulièrement attaqués. Et pourtant, vous ne vous en prenez jamais aux grands magasins détenus par les Blancs.»
Un discours ambivalent appelant à plus de respect entre Africains tout en condamnant le monopole des Blancs sur l’économie. Un exercice d’équilibre. Malema sait que la majorité de son électorat pauvre se plaint du nombre d’étrangers dans le pays qu’ils accusent de prendre le travail des Sud-Africains.
rfi.fr

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