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Sage-femme d’Etat officiant à Nguindir, district sanitaire de Sédhiou, Mme Rokhaya Guèye fut agressée à la machette par un kankourang.

L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas), constituée du Sutsas, Sudtm, Sat/Sante/D And gueusseum, constate pour le condamner avec la dernière énergie «l’agression sanglante par machette des accompagnateurs de kankourang dont est victime la camarade Rokhaya Guèye, sage-femme d’Etat en fonction au poste de santé de Nguindir, district sanitaire de Sédhiou, alors qu’elle répondait à une convocation de la région médicale». Ce contexte a permis à l’Asas de faire une analyse de la situation socio-sanitaire à la lumière des derniers développements constatés dans le secteur de la santé. Dans un communiqué, ces syndicalistes de la plateforme And gueusseum constatent que cette dernière agression n’est pas isolée dans cette capitale régionale du Pakao.
Dans la même veine, And gueusseum rappelle en effet un autre cas presque similaire d’un agent sanitaire. Ledit épisode de «2004 durant lequel sept mois durant, de janvier à septembre, le poste de santé de Dembo Coly qui concentrait environ 70% des activités médico-sanitaires de la ville de Sédhiou, a été fermé suite à une tentative de lynchage de l’Infirmier-chef poste (Icp), M. Massamba Mbaye. Ebauche programmée par des jeunes d’une convention de Sédhiou parce qu’il obéissait à un mot d’ordre de grève du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas). Le Sutsas avait intimé aux camarades l’ordre de ne pas rejoindre ce poste de santé», relate le communiqué.
«Devant les menaces de représailles contre le personnel sanitaire par des jeunes en quête de la libération du présumé agresseur de la camarade Rokhaya Guèye, And gueusseum met en garde contre toute nouvelle agression et avertit l’opinion publique sur les conséquences d’une éventuelle riposte, car tout en étant respectueuse de l’expression culturelle, elle continuera à défendre sans état d’âme ses adhérents», avisent les syndicalistes.
Ils demandent, en outre, au ministère de la Santé et de l’action sociale de procéder au recrutement des contractuels dans la limite du quota disponible de «600 agents, en appliquant les critères d’ancienneté et d’éloignement», conformément aux instructions du président de la République, lors de l’audience accordée à And gueusseum le 11 janvier dernier au Palais, sans oublier les travailleurs sociaux et les cadres en santé communautaire et autres assistants et prothésistes dentaires.
Les syndicalistes interpellent également l’autorité quant à «l’impérieuse nécessité de réviser l’arrêté portant organisation et fonctionnement des Comités de développement sanitaire et l’augmentation du nombre d’années de formation des assistants-infirmiers afin de leur permettre d’avoir un plan de carrière décent».

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