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Le Comité départemental de protection de l’enfant (Cdpe) a tiré sur la sonnette d’alarme. Les viols sont nombreux dans le département de Mbacké. Thien­della Fall, chef du Service départemental du développement communautaire, confie : «Les chiffres sont inquiétants, nous avons avec le Cejid répertorié 42 cas de viol  et violence exercés sur l’enfant depuis avril 2016. Et cela, compte non tenu des cas traités à l’amiable et non déclarés. C’est inquiétant.» Les cas de violence les plus répandus et très fréquents dans le département, ce sont les viols exercés sur des mineurs. Et c’est cela la réalité. Sur les mesures prises, le chef du Service départemental de l’action sociale confie : «Tous les cas qui nous seront déclarés seront poursuivis par la police jusqu’au bout pour décourager ceux qui auront la mauvaise intention de violenter ou de violer un en­fant.»
A noter que  le Comité départemental pour la protection de l’enfant (Cdpe) est un bras technique du ministère de la Femme, de la famille et de l’enfance. Il vise à donner une nouvelle stratégie de protection de l’enfant qui est en cours de validation dans les jours à venir à travers un Conseil interministériel. Le Comité départemental de protection de l’enfant, sous la supervision du préfet, devrait avoir pour mission l’élaboration de Plan stratégique annuel de travail au niveau national, la mobilisation de ressources pour le financement des différentes activités, la revue périodique de la mise en œuvre du schéma intégré de protection de l’enfant, en collaboration avec le comité restreint et celui national de l’enfant, entre autres.
La protection des enfants au Sénégal a longtemps souffert d’insuffisance de planification, de coordination et de suivi des interventions, tant au niveau central que local. A cet égard, pour donner plus d’ancrage et de légitimité en matière de coordination et de suivi des interventions, il a été procéder à la conversion en comités départementaux de protection de l’enfant. La rencontre de Mbacké avait pour objet de redynamiser le Comité départemental de protection de l’enfant présidé par préfet du département de Mbacké. Dans cette localité, la protection de l’enfance souffre. La région de Diourbel ne compte aucun centre d’accueil, en dehors d’un orphelinat implanté à Touba. A part le Cejid et World vision, il n’y a pas une Ong spécialisée dans la protection de l’enfance qui intervient dans la commune de Touba ; d’où l’appel du chef du service de l’Action sociale à l’endroit des Ong intervenant dans la protection de l’enfance. L’intervention de l’Uni­cef serait imminente.
badiallo@lequotidien.sn

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