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L’artiste musicien Vieux Mac Faye a présenté à la presse son nouvel album «Non-assistance à enfants en danger». Un condensé de 8 titres dans lequel l’auteur sensibilise sur les dangers qui guettent les enfants.

La société sénégalaise est gangrenée du fait de l’absence notoire de vertus morales. Les adultes mentent, volent, se battent et oublient même que les enfants observent, et surtout copient. Pire encore les adultes meublent l’internet avec des contenus immoraux sans même daigner mettre des garde-fous. Partant de ce constat, l’artiste musicien Vieux Mac Faye a voulu donc sensibiliser sur les dangers qui guettent les enfants à travers son album intitulé «Non-assistance à enfants en danger». Dans ce titre éponyme, il interpelle les adultes qu’il appelle à revoir leurs comportements dans la société. «Il y a un problème et j’essaye de le mettre en exergue dans l’album. On doit revoir nos attitudes, notre façon de faire parce que l’enfant nous surveille. Mon cri du cœur va dans ce sens. Nous adultes, devons dire : arrêtons d’agresser les enfants. Les enfants ne sont pas fautifs. Les enfants eux sont formatés de telle sorte que si on clignote à gauche, il faut tourner à gauche et non à droite», note-t-il pour expliquer les raisons qui l’ont amené à produire cet album. Dans ce dernier, l’artiste lance surtout un cri d’alerte et met les adultes devant leurs responsabilités. «Nous sommes tous responsables des en­fants», selon Vieux Mac Faye. En tant président de l’association Forces de l’espoir, qui œuvre pour le bien- être des enfants à Somone, M. Faye se sent imbu d’une mission de sensibilisation. A ce titre il s’insurge d’ailleurs contre les dérives notées sur internet et l’absence de garde-fous.
Sur ce point, Coumba Gawlo Seck, la marraine de l’album, également ambassadrice de bonne volonté de plusieurs institutions onusiennes, a profité de la tribune qui lui a été offerte pour attirer l’attention du public. «Nous voyons tous les jours des enfants en lambeaux marcher dans la rue. Nous assistons à des cas d’enfants violés dans la rue, les écoles modernes ou coraniques. Il faut investir sur les enfants. Parce que les enfants sont l’avenir d’une Nation. Dis-moi quel type d’enfants tu as aujourd’hui, je te dirai quel type d’adultes tu auras demain. Si on laisse les enfants en rade et à l’abandon, on ne pourra demain nous retrouver qu’avec des adultes irresponsables et médiocres. Ce qui va amener notre société droit dans le mur», a souligné la chanteuse qui peut avant tout se féliciter de voir son nom associé à un tel album. «La thématique de ton album me parle. J’en suis profondément honoré, c’est un grand privilège venant d’un si grand artiste comme Vieux Mac Faye», a-t-elle dit promettant tout son accompagnement.
Ailleurs dans cet album, Vieux Mac aborde d’autres thèmes touchant l’émigration, précisément l’esclavage que certains candidats à l’émigration ont subi en Lybie et qui le préoccupe au plus haut point. Aux yeux de l’artiste, c’est une attitude «inhumaine» qu’il faut dénoncer et continuer à dénoncer. Le titre «Plus jamais ça» sert de cadre pour cela. Vieux Mac Faye fait aussi un clin d’œil à la justice, à travers les titres  Le greffier, Les blues du juge… Dans un style afro blues alliant instruments traditionnels et modernes, il pose sa voix pour chanter Sophie, Been Soxna, Assalo (un remix) Let me tell you. En somme, dans les 8 titres qui composent l’album, Vieux Mac Faye entreprend un grand chantier pour le simple plaisir d’exister à travers la musique et pour léguer quelque chose à la jeunesse qui aujourd’hui, se désole-t-il, privilégie de plus en plus la voix à l’instrument. «Aujourd’hui on assiste à la perte de vitesse de l’instrument. C’est la voix qui a pris le dessus sur les instruments.»

aly@lequotidien.sn

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