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Le dispositif de suivi mis en place par Naatal mbay, un des projets phare du portefeuille de l’Initiative alimentaire pour l’avenir Feed The Future a permis de toucher 120 mille 572 ménages sur un objectif de 130 mille, et 151 mille 921 producteurs, soit 105% des objectifs. C’est du moins ce qui ressort du bilan global présenté lors de la cérémonie de clôture de ce projet qui a été lancé en 2015.

Naatal mbay (rendre l’agriculture florissante en Wolof) est arrivé à son terme. Et après 4 ans de mise en œuvre, le bilan global de ce projet phare du portefeuille de l’Initiative alimentaire pour l’avenir Feed The Future a été jugé «satisfaisant». Grâce au dispositif de suivi qu’il a mis en place, «120 mille 572 ménages ont été touchés à travers sa zone d’intervention, soit 92% des objectifs et 151 mille 921 producteurs encadrés, soit 105% des objectifs».
Lancé en 2015, Naatal mbay, qui a été financé à hauteur de 13,8 milliards de francs Cfa par le gouvernement américain, avait pour objectif de renforcer la sécurité alimentaire et les revenus des ménages les plus vulnérables vivant dans sa zone d’influence, notamment les régions de Saint-Louis, Matam, Kaolack, Fatick, Kaffrine, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, de 2015 à 2019.
Ainsi déclare la Première conseillère de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, il a pu réaliser des résultats impressionnants. A preuve, souligne Mme Martina Boustani, «les revenus annuels des ménages des zones d’intervention de Naatal mbay ont augmenté de près de 600 000 francs Cfa par an. Et la période de soudure a été réduite de plus d’un mois».
Ces résultats sont imputables, d’après l’équipe du projet dirigée par Elhadj Abdou Guèye, «à la mise à l’échelle et la diffusion des technologies et de bonnes pratiques ; le renforcement de capacités, le développement institutionnel, le financement de la chaîne de valeur intégrée, les services de développement des entreprises, les réformes politiques et la promotion d’approches efficaces».
Grâce à Naatal mbay, note Mme Boustani, «les petits producteurs ont accès à des sources de financement de type nouveau, de meilleure qualité et plus accessibles, ce qui leur permet de gérer les risques et d’accéder à de nouveaux marchés».
A ce propos, étaye El Hadj Abdou Guèye, «de 2015-2016 à 2017-2018, les volumes des crédits production destinés au financement des chaines de valeur riz irrigué, riz pluvial, mil et maïs sont passés de 3 milliards 899 millions 411 mille 804 francs Cfa à 10 milliards 864 millions 538 mille 634 francs Cfa, soit une hausse de 179%».
Le nombre de producteurs de ces céréales qui ont souscrit à l’assurance agricole a également connu une hausse. De 14 mille 341 producteurs, le nombre est passé à 34 mille 854, soit un bond de 143%, au cours de ces quatre ans.
Le projet a aussi facilité l’accès des producteurs aux marchés, par la mise en place de plateformes régionales de commercialisation du riz par exemple. Ce qui a permis au ministère du Com­merce, d’après son Secrétaire général, Makhtar Lakh, d’avoir «une visibilité en temps réel sur les stocks de riz disponibles à travers la vallée, parce que sans une bonne information sur les stocks disponibles, le ministère du Commerce ne pouvait pas organiser une bonne politique de régulation. En 2017, la Cncas a accepté de partager les données générées par cette plateforme avec le ministère du Commerce, qui avait besoin d’un moyen fiable de suivi des stocks de riz local pour la régulation des importations et assurer un approvisionnement correct du marché». Aussi témoigne M. Lakh, «le projet a accompagné le ministère du Commerce dans l’exécution d’un pilote dans le cadre de la mise en œuvre de la composante sensibilisation, formation du projet de mise en place de récépissé d’entrepôt de marchandises».
D’autres institutions, ainsi que des réseaux de partenaires, ont été par ailleurs renforcés par Naatal mbay. Au travers de son partenariat avec le projet, la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal, selon le Directeur général, Malick Ndiaye, a senti dans son «cœur de métier beaucoup d’amélioration et une certaine façon dorénavant d’aborder les problématiques du financement du secteur agricole».
Véritablement, dira Younoussa Baldé, directeur de Cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, «ce projet a contribué de façon substantielle aux objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse) et du Pracas (Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise : Ndlr).
Mais pour la Première conseillère de l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal, «bien des efforts restent à faire pour répondre aux besoins de plus en plus pressants d’un pays et d’une économie en pleine croissance». Elle reste tout de même «convaincue que les Sénégalais sauront poursuivre le travail accompli en s’appuyant sur les acquis de Naatal mbay et en élargissant la portée de ses activités à l’échelle du pays». «Ensemble, nous pouvons faire des réalisations de Naatal mbay une plateforme solide sur la­quelle asseoir le développement et la prospérité du Sénégal et de son Peuple», a-t-elle conclu.
dialigue@lequotidien.sn

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