PARTAGER
Moussa Baldé, ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural.

Le coordonnateur du projet de Dévelop­pe­ment d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (Driars) a plaidé hier pour l’allégement des procédures administratives dans le traitement des dossiers du Driars.

Après quatre ans de mise en œuvre, le projet de Dévelop­pement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (Driars) connait un taux d’exécution physique de 22% et financière 42%.
Le principal défi du Driars reste la réduction des délais et autres procédures de traitement des dossiers par les bailleurs de fonds. En effet, signale son coordonnateur, le Driars souffre de lenteurs administratives qui occasionnent des dossiers en standby. «Nous avons obtenu à ce niveau des améliorations très sensibles, mais nous aimerions que cela aille encore mieux et plus vite au bénéfice des populations cibles», a plaidé Cheikh Oumar Ndiaye hier à l’atelier d’approbation du bilan des activités déroulées en 2019 et du rapport du Programme de travail et de budget annuel pour 2020.
L’un des objectifs du Driars est d’éliminer les semences écrémées et d’adopter que des semences certifiées sur toute l’étendue du territoire national. «C’est une différence de 1 à 4 par rapport aux rendements. Quand vous mettez en place des semences écrémées, vous avez peut-être une production de 1 mais quand vous avez des semences certifiées, la production quadruple», a fait s’avoir M. Ndiaye.
D’après le coordonnateur du Driars, d’importantes quantités de semences certifiées ont été produites en 2019 et des efforts fournis en termes de mise à disposition des semences. Aussi, des conditions de pérennisation des activités ont été créées. «Même si le projet venait à disparaitre, l’activité pourrait survivre», rassure Cheikh Oumar Ndiaye.
En perspective pour 2020, le Driars prévoit de construire 150 km de pistes, 20 magasins de stockage d’aliments de bétail, 10 centres d’agrobusiness, 20 magasins de stockage de céréales et 30 parcs à vaccination. Il est également prévu d’emblaver 250 km de périmètres agricoles, 2 bassins de rétention, ainsi que la réalisation d’une carte de vulnérabilité harmonisée.
En termes de production, le Driars table sur 300 tonnes de semences céréales certifiées et de base, une tonne de pré-base de mil, 2 tonnes de sorgho, une de maïs, 2 tonnes de riz, entre autres. S’y ajoutent la construction d’un centre pré-grossiste, d’une écloserie, de 5 fermes en étangs, 5 fermes en case flottante et une ferme en bassin et une usine de fabrication d’aliment de bétail.
Lancé en 2016 pour cinq ans, le projet de Développement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (Driars) est financé par la Banque islamique de développent (Bid) et l’Etat du Sénégal pour un montant de 14,5 milliards de francs Cfa. Le projet a pour objectif de contribuer à la réduction de l’insécurité alimentaire et au développement de la résilience des populations vulnérables au Sénégal. Il intervient dans les régions de Fatick, Matam, Saint-Louis, Tamba­counda et Ziguinchor.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here