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Le Groupe de dialogue social et politique (Gdsp) a partagé les propositions des organisations de producteurs de la Société civile en vue de la formulation du Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritive. Une façon pour le Gdsp d’apporter sa contribution à la mise en œuvre des politiques pour le développement du secteur.

Les organisations de la Société civile, réunies dans le Groupe de dialogue social et politique (Gdsp), apportent leur contribution dans la formulation du Programme national d’investissement agricole pour la sécurité alimentaire et nutritive (Pniasan). Le Gdsp a adopté une démarche participative et inclusive dans l’élaboration de ces contributions. Dans sa démarche, il a pris l’option de synthétiser les propositions issues des concertations locales en quatre programmes en lien avec la vision du groupe. Il s’agit du programme d’appui et d’accompagnement du dialogue autour de la mise en œuvre du Pniasan et des politiques publiques dans le but d’avoir une meilleure gouvernance du Pniasan par une participation significative des organisations professionnelles, plaide le Gdsp. Le Groupe veut également un programme d’accroissement et de préservation des bases productrices des systèmes de production agro-silvo-pastoraux et halieutiques. La Société civile, voulant contribuer de manière durable à la satisfaction des besoins alimentaires et nutritionnels de la population, vote pour un programme des systèmes alimentaires basé sur la promotion des produits locaux et enfin un autre programme de promotion d’une gouvernance inclusive pour une gestion durable des ressources foncières, pastorales et halieutiques.
Chacun de ces quatre projets est articulé autour de composantes et de lignes d’actions avec un objectif général et des objectifs spécifiques. Le Gdsp a également pris l’option de construire en programmes opérationnels pour, dit-il, «faciliter leur intégration dans le programme et leur portage par les institutions en charge de la mise en œuvre du Pniasan».
Dans leurs conclusions, les organisations de producteurs de la Société civile ont alerté sur le fait que les actions précitées n’auront d’impact que si elles sont accompagnées de mesures d’ordre politique, notamment sur les questions d’accès de contrôle et de gestion durable des ressources productives (eau, terre, produits halieutiques, forêts) par les populations comme fondements de la souveraineté alimentaire et du développement durable du pays.
Une démarche inédite, propre au Sénégal, à en croire Nazirou Sall, le président du Groupe de dialogue social et politique et par ailleurs, président du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr).
Le processus a duré un an avec une panoplie d’activités qui ont vu la mobilisation de toute la Société civile pour parler d’une même voix des questions qui les concernent.
Pour Ibrahima Mendy, directeur de l’Analyse de la prévision et des statistiques agricoles au ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural, les politiques agricoles élaborées sont mises en œuvre par les services décentralisés qui sont les associations de producteurs. Par conséquent, note-t-il, «les acteurs ont leur rôle à jouer c’est pour cette raison qu’ils ont élaboré leur contribution qui prend en compte leurs préoccupations».
ndieng@lequotidien.sn

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