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Israël conseille au Sénégal de passer de l’agriculture sous pluie à l’agriculture irriguée. L’Etat hébreux est disposé à soutenir le pays dans cette dynamique pour faire face au changement climatique qui réduit la production agricole.

Le Sénégal gagnerait à orienter son agriculture vers l’irrigation et ne plus dépendre de la pluie. C’est l’avis de Gideon Behar. Le chef de division Afrique du ministère des Affaires étrangères israélien faisait face à la presse lundi, suite à son séjour de cinq jours au Sénégal, au cours duquel il a rencontré des officiels et des chefs religieux. Selon l’ancien ambassadeur de l’Etat hébreux au Sénégal, le pays ne peut plus compter sur la pluie dont l’arrivée n’est plus certaine. «La meilleure façon de faire face à ce changement c’est de transférer l’agriculture sous pluie vers l’agriculture irriguée, comme cela nous serons sûrs de la production agricole», a recommandé le diplomate.
Il est nostalgique du Sénégal boisé par le passé devenu aujourd’hui, un pays sahélien avec moins d’arbres, à cause de l’œuvre humain. «Israël peut aider le Sénégal avec l’introduction de modèles comme lutter contre le processus de salinisation très forte à Fatick et à Kaolack mais aussi aider à transférer la technologie relative au goute-à-goute», a fait savoir Gideon Behar. L’Etat hébreux est aussi disposé à soutenir le Sénégal dans la recherche sur les variétés plus résistantes aux conditions de sécheresse, ainsi que comment traiter les eaux usées afin d’avoir d’autres ressources en eau pour l’irrigation. Les énergies renouvelables sont par ailleurs, très importantes, d’après le diplomate, pour le développement du pays, en particulier pour l’agriculture. «On ne peut pas irriguer sans avoir une source d’énergie et avec les panneaux solaires, on peut irriguer même à l’intérieur du pays et aider la population à faire cette transition vers l’agriculture irriguée», renseigne-t-il. A l’en croire, cette transition vers l’agriculture irriguée constitue l’une des stratégies les plus importantes pour faire face au changement climatique au Sénégal. «Cette forme d’agriculture est la clé à cause du nombre important de la population qui travaille dans le domaine agricole, habite dans les zones rurales et gagne leur vie dans ce secteur. Il faut garantir la continuation de la production à l’intérieur du pays et ce sera possible de plus en plus qu’avec l’agriculture irriguée, qu’avec le système goute-goute», suggère M. Behar.

ksonko@lequotidien.sn

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