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Pour une meilleure maîtrise des outils de gestion des risques agricoles, l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), à travers la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg), le Fonds international de développement agricole (Fida), le ministère de l’Agricul­ture et de l’équipement rural et d’autres partenaires ont uni leurs efforts afin de renforcer la capacité des conseillers agricoles. Ces derniers devraient, par la suite, aller jusqu’au niveau des producteurs pour les appuyer sur la gestion des risques agricoles.

En Afrique d’après certains spécialistes, les risques agricoles sont traités avec énormément de fatalité. Et souvent, la réponse la plus habituelle est l’assistance humanitaire. Pour inverser cette tendance, les économistes ont développé un certain nombre d’outils pour pouvoir gérer «efficacement» ces risques agricoles. Maintenant, ces derniers veulent faire en sorte que ces outils soient maîtrisés par les producteurs. En ce sens, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), à travers la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg), le Fonds international de développement agricole (Fida), le ministère de l’Agri­cul­ture et de l’équipement rural et d’autres partenaires ont mis en synergie leurs ressources pour permettre à une quarantaine de conseillers agricoles de se familiariser avec les différents outils de gestion de risques agricoles.
«Il s’agit de former les conseillers agricoles à comprendre ces outils et à former en conséquence, les producteurs sur la gestion des risques agricoles», explique Pr Amadou Aly Mbaye de la Faseg. En effet, indique l’économiste, les producteurs font souvent face à des risques. Entre autres, il cite les risques de production liés aux attaques de ravageurs, aux attaques acridiennes, à la dégradation des sols, aux changements climatiques. «Mais il y a aussi les risques de marché, par exemple les variations de prix. L’agriculture est l’un des rares domaines où on peut avoir ce qu’on appelle une croissance appauvrissante, une augmentation significative de la production et connaître une baisse drastique des revenus, parce que les prix auront baissé significativement. Ça, c’est vrai pour les agricultures, mais c’est vrai aussi pour les Etats qui tirent l’essentiel de leurs ressources de l’agriculture. Donc, les risques de marchés ne sont pas négligeables…», précise-t-il. Et selon lui, cette formation des formateurs de cinq jours n’est qu’un début. Car, les initiateurs comptent la dupliquer à un niveau beaucoup plus décentralisé et surtout générer des manuels qui permettent aux acteurs de se familiariser avec les outils et de pouvoir les mettre en application.
dialigue@lequotidien.sn

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