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Une première sous le régime du Président Sall, la présence d’un ministre de l’Agricul­ture aux opérations de récolte du mil de Serigne Cheikh. Papa Abdoulaye Seck s’est rendu à Khelcom pour constater le travail abattu par le fils aîné de Serigne Saliou Mbacké. Pour lui, l’exemple de Khelcom devrait faire tâche d’huile au Sénégal.

L’exploitation agricole de Khelcom, mise en valeur par Serigne Cheikh Ibn Serigne Saliou Mbacké, a reçu la visite du ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural. Papa Abdoulaye Seck a déclaré à la fin de sa visite que «les clés du succès de ce grand domaine agricole de Khelcom, c’est certainement le fait d’avoir des personnes qui croient en Dieu, des personnes qui croient en elles-mêmes, des personnes qui s’arment de résolution pour refuser
la fatalité et se dire que c’est possible de transformer positivement et durablement la nature». Le ministre d’ajouter : «Ce que nous avons vu ici à Khel­com,  c’est quelque chose d’extraordinaire. 3000 hectares
d’arachide, 2800 hectares de mil, 300 hectares de niébé, et on a l’habitude de penser que les exploitations agricoles dites exploitations familiales sont de petites exploitations.»
A ses yeux, «les exploitations dépassent très largement, les milliers d’hectares, cela veut
dire qu’on peut avoir des exploitations familiales d’une très grande taille. On constate aussi qu’au niveau de ces exploitations, le taux de mécanisation est très élevé et pourrait se situer autour de 90%. Ce qui prouve qu’on  peut aussi avoir des exploitations familiales modernes, des exploitations familiales mécanisées, qui de
surcroit aussi utilisent au mieux les innovations technologiques, dans le but de s’inscrire dans une dynamique d’augmentation de la productivité et d’amélioration de la qualité. Nous rentrons très, très satisfaits  et nous avons cette fois encore une belle confirmation de la justesse de la vision de son excellence le président de la République Macky Sall,  car conformément à sa vision, il peut y avoir au Sénégal une autre agriculture, une agriculture de progrès, moderne
et mécanisée, une agriculture en quête d’excellence». Ainsi estime le ministre, «Khelcom peut être le portrait-robot de la future exploitation agricole sénégalaise, qui permettra à notre pays, de nourrir ses populations et
aussi de tirer profit des avantages comparatifs de notre pays sur le marché international, et contribuer aussi à nourrir le monde».
En effet, le plus petit champ a enregistré 40 tonnes de semences. Selon Yatma Ndiaye, «les champs d’arachide occupaient 3000 hectares, soit 150 tonnes de graines décortiquées, pour le mil récolté aujourd’hui  2800
hectares, soit 10 tonnes de semences  traitées et pour le niébé une superficie de 300 hectares,  ont été exploités dans les champs visités de Khelcom.»
Serigne Cheikh est un grand exploitant terrien qui s’active dans les localités de Touba Darou Saloum,  Boustane où est pratiqué le maraîchage, Ndiap­pan­dal, Khabane, Porokhane, Ngoundoum où le riz est cultivé.
A la fin des tra­vaux, Cheikh Amar, responsable des opérations, a indiqué qu’à  «coup sûr, le ministre ne manquera pas de
rendre compte au président de la République. Khelcom peut être le grenier du Sénégal. L’Etat doit grandement contribuer à son développement…».
badiallo@lequotidien.sn

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