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Mamina Daffé, coordonnateur du Prodac.

Le financement initial du Domaine agricole communautaire (Dac) en cours de réalisation à Sangalkame a été estimé à 4 milliards de francs Cfa. Mais d’après le coordonnateur national du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), Mamina Daffé, le coût de l’investissement va atteindre 10 milliards de francs Cfa.

Le coût de l’investissement du Domaines agricoles communautaires (Dac) prévu pour Sangalkam et environs va atteindre 10 milliards de francs Cfa. Mamina Daffé, Coordonnateur national du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), l’a fait savoir samedi, lors d’un forum de sensibilisation sur le projet. «Le premier financement de 4 milliards de francs Cfa concerne uniquement les investissements sur les terres de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra), mais au total ça ira jusqu’à plus de 10 milliards de francs Cfa pour toute la zone», a-t-il fait savoir, tout en annonçant que Déni Youssou (Diamniadio) et Bud Sénégal vont accueillir les autres investissements. Il a aussi indiqué qu’au Dac de Sangalkam, on n’y pratiquera que de la culture sous serres. «On va occuper tous les 500 hectares par le système, nous y travaillons (…)  Il nous faut d’abord une haute intensité de main d’œuvre pour la réalisation des serres», a-t-il expliqué à propos de la réalisation de l’infrastructure qui polarise toute la région de Dakar.
Sur l’objet de la rencontre, le coordonnateur du Prodac explique que «c’est une séance de lancement d’un processus qui va continuer pour que les populations puissent savoir comment faire pour intégrer le Dac et comment faire pour y travailler». M. Daffé est revenu sur les rendements que peut générer ce système. «A Séfa c’est comme par magie. On est parvenu à récolter 500 tonnes d’oignon sur une surface de 10 hectares ; c’est une prouesse», a-t-il servi comme exemple. Le maire de Sangalkam qui a présidé la rencontre s’est félicité que le Dac ait été implanté dans sa commune. Pour autant, Omar Guèye aimerait que les choses aillent beaucoup plus vite. «Faire des serres c’est bien mais en attendant, il faudrait qu’avec les 4 milliards de francs Cfa consacrés au Dac que l’on aménage des superficies importantes, y implante des mini forages et donne aux populations des semences et de l’engrais pour qu’elles commencent à travailler», a demandé le ministre de la Pêche et de l’économie maritime.
C’est le président de la République Macky Sall qui avait procédé le 24 novembre 2018 au lancement des travaux du Dac de Sangalkam. Il avait particulièrement insisté sur le respect des délais des travaux qui doivent durer 4 mois.
abndiaye@lequotidien.sn

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