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De l’avis du Directeur régional du développement rural  (Drdr) de Ziguinchor, Casimir Adrien Sambou, la région présente cette année un hivernage exceptionnel avec des cumuls pluviométriques très élevés, qui tournent pour l’heure autour de 1500 mm au niveau de ces trois départements. Des contrées où, confesse le Drdr, le niveau de cession des intrants ainsi que le comportement des cultures se portent également bien.
Sur la situation pluviométrique, le Drdr de Ziguinchor estime que le département d’Oussouye, qui est le plus pluvieux, cumule au niveau de la localité éponyme à 1749 mm, Cap Skirring 1600 mm et Loudia-Ouolof 1702 mm. «Et dans le département de Ziguinchor nous avons à Enampore 1725 mm et Ziguinchor 1569 mm. Pour le département de Bignona, Tendouck 1446, Balinghore 1506 et Bignona 1314 mm», a indiqué Casimir A. Sambou. Pour qui la tendance au niveau de la région de Ziguinchor tourne autour de 1500 mm. Une pluviométrie exceptionnelle annoncée, souligne-t-il, par les services de la météo dès le mois d’avril dernier. Toute chose qui justifie, selon le Drdr, l’engagement massif des agriculteurs avec de grandes emblavures qui laisse augurer d’une bonne campagne agricole, espère-t-il. Sur le niveau de cession des intrants, le Drdr estime que la région est en fin de cession des intrants engrais comme semences, sauf l’urée. Et pour cause ! «L’urée constitue un engrais de couverture pour les céréales. Et en Casamance certains sont encore au stade de repiquage du riz au niveau des rizières de bas-fonds raison pour laquelle le ministre a demandé de prolonger encore la cession exceptionnelle de l’urée jusqu’au 15 septembre», argue-t-il.
Et sur le comportement des cultures au niveau de la région ? Casimir A. Sambou estime que les cultures, d’une manière générale, se comportent très bien. Et de citer à titre d’exemple les cas de l’arachide qui est en phase de formation, de remplissage de gousse et qui est même récoltée par endroits ; le mil en phase montaison-tallage ; le sorgho en tallage-montaison ; le maïs en début maturation ; le manioc en phase croissance/développement foliaire, le sésame en phase de ramification, le riz de plateau en phase initiation paniculaire, le riz de bas-fonds en phase repiquage, etc. Quid de l’attaque de sauteriaux dont certains ont fait état au niveau des réseaux sociaux ? Le Drdr de Ziguinchor souligne là que les techniciens sont tous les jours sur le terrain pour faire des prospections phytosanitaires ; et que d’une manière générale il y a, note-t-il, une accalmie au plan phytosanitaire. «Certains ont même parlé de péril acridien, cela est une erreur, cela est faux», soutient le Drdr. Casimir A. Sambou qui s’est voulu formel dit avoir constaté plutôt la présence de sauteriaux ; des espèces appelées zonésirus variagatus, trouvées dans certains vergers localisés, déclare-t-il, à Boukitingho et Boucotte-Diembereng avec une densité faible, de 0 à 1 individu au m2. «Ces espèces sont en stade adulte, donc en voie de disparition. Et ce sont des ravageurs classiques souvent localisés dans les vergers où les propriétaires ont souvent la parade à travers une lutte mécanique avec des produits adaptés» rassure-t-il.

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