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L’Aéroport international Blaise Diagne (Aidb) vient de fêter sa première année d’activités en présence du ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires, Maïmouna Ndoye Seck.

Un an après l’inauguration de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le Directeur général de Limak-Aidb Summa (Las), gestionnaire de ladite infrastructure aéroportuaire, tire un bilan et décerne un satisfecit à l’ensemble des travailleurs. S’expri­mant au cours de la cérémonie qui marque le premier anniversaire de l’Aidb, tenue à l’aérogare et présidée par la ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires, Maïmouna Ndoye Seck, M. Mary a exprimé toute sa satisfaction des résultats obtenus par son équipe. «L‘année qui vient de s’écouler était une année de transfert. Nous avons accueilli ici à Diass tous les employés qui étaient à Yoff. Et grâce à eux nous avons pu faire progresser l’aéroport tout au long de cette année.» Et termes de trafic, estime-t-il, «l’Aidb a accueilli plus de 2,3 millions passagers, soit une progression de plus de 9%». Aussi, ajoute-t-il, «plus 25 mille mouvements d’avions ont été notés». Pour dire, selon le patron de Las, Xavier Mary, «l’Aidb est un aéroport de qualité qui présente une très bonne image du Sénégal aux passagers qui arrivent et qui quittent le pays».

Secteur du fret, des efforts restent à faire
En matière de fret également, il relève que l‘Aidb a accueilli presque 30 mille tonnes. Ce qui est à ses yeux, une avancée significative. Toutefois, M. Mary n’a pas manqué de signaler qu’il y a «encore quelques mises au point à faire dans ce secteur». Pour cela, dit-il, «nous travaillons avec les compagnies aériennes et les partenaires du fret pour améliorer le dispositif et garantir l’exportation des marchandises sénégalaises. C’est un secteur qui nous préoccupe et qui nous tient à cœur, car les exportations du pays sont très importantes, notamment le poisson, les fruits et légumes, les fleurs. etc. Nous sommes en train de faire en sorte que les expéditions se passent dans de meilleures conditions».
Outre le bilan de la première année d’activités de l’Aidb, le Dg de Las, pour rendre l’infrastructure aéroportuaire plus performante, a annoncé quelques projets phare. «Nous avons encore beaucoup de choses à faire. Nous allons aménager l’aérogare pour accueillir les plus gros avions. Nous espérons recevoir l’A380 car notre aéroport a des équipements aptes à recevoir des avions de ce type. Déjà nous avons eu la chance d’accueillir le plus gros cargo du monde, l’Antonov An-225. Cela prouve que l’aéroport est équipé pour les gros porteurs et ceux également qui transportent des passagers. Nous travaillons à aménager l’aéroport pour être prêts à recevoir des appareils de ce genre mais aussi à améliorer la satisfaction de nos clients parce que le client est au cœur de notre dispositif. Pour nous, il est essentiel que l’Aidb soit un aéroport de renommée mondiale.» Xavier Mary de conclure par saluer la certification aéroportuaire de l’Aidb selon les normes internationales de l’aviation civile par l’Etat du Sénégal à travers l’Agence nationale de l’Aviation civile (Anacim) après seulement 11 mois d’opérations. «Nous sommes fiers car seuls 27% des pays d’Afrique ont leur certificat d’aérodrome. Dakar au bout de 11 mois a reçu le sien et avec très peu d’actions correctives.» Pour dire, selon le Dg de Las, que «cela traduit la compétence de nos équipes et l’investissement. Nous sommes très heureux et nous nous encourageons à continuer dans ce sens».

Maïmouna Ndoye Seck appelle à préserver les acquis
A sa suite, le ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires, Maïmouna Ndoye Seck, a salué la «grosse performance que nous avons réussie avec un basculement sans interruption du trafic» qui, selon elle, n’a enregistré aucun «incident majeur depuis l’ouverture de l’aéroport». Toutefois, elle reconnaît qu’il «y a des points d’amélioration liés surtout à la zone fret, le retour des passagers, les toilettes, la gestion des bagages… ». Nous allons travailler à régler ces problèmes», promet le ministre, qui encourage l’équipe de l’Aidb à «persévérer et aller de l’avant», mais également «à préserver les acquis pour faire de cet aéroport le cœur du hub aérien sous régional, un projet phare du plan Sénégal émergent (Pse)».
nfniang@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Les toilettes…, c’était écrit dans le ciel. La première gaffe a été de mettre des toilettes turcs. Même les turcs ne les utilisent plus. Et pour qui les a déjà utilisées, il n y a rien de plus répulsif que ces toilettes.
    Madame la Ministre, tenir des toilettes propres consiste simplement, très très simplement, a avoir une rotation à la demi heure d’agents d’entretien aux toilettes, de l’eau de javel (ou tout autre produit désinfectant) en quantité, des brosses, serpières, gants et linges à essuyer en quantité. Peut être avez vous tout cela et que ce qui vous manque c’est la discipline de vos agents à faire leur rotation. On les voit faire. Avec un « sothiou » (cure-dent) à la bouche, ils (elles) devisent tranquillement assis sur un banc. Elles vous jettent des regards lacérants quand vous sortez des toilettes, des regards qui vous font presque regreter de n’avoir pas retenu vos envies jusqu’à votre prochaine destination…. en Europe. Vous savez Madame la ministre, en relations de travail, le congédiement est une prérogative encadrée de l’Employeur. Il faut savoir y recourir. On n’aime pas dire, je vous l’avais dit, mais dans ce cas-ci, c’était écrit en caractères gras dans le ciel. Mais si cela peut vous rassurer, Diass ne sera pas la seule organisation a vivre un problème-toilette. Le nouveau musée des civilisatiosn noires, le TER vous suivront si peu. On voit déjà les trains remplis de vendeurs de cacahuètes, les cracheurs publics, les très adroits artistes qui d’un doigt se bouchent une narine tandis que de l’autre narine part un liquide visqueux qui ,défiant toutes les lois de la gravité, attérit sur votre chemise si ce n’est sur votre visage. Pensez à faire de la publicité Télé/radio. Peut être que ça pourrait aider. Pour notre part, nous restons sceptiques. Après tout, on ne change pas facilement les habitudes (travers) des sénégalais.

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