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Un élément essentiel pour le fonctionnement de la plateforme, la fourniture en kérosène, pose encore problème. La Smcady ne peut pas garantir que les cuves de combustible pourraient être réceptionnées en moins de 3 semaines, arguant des problèmes d’étanchéité pour certaines de ces cuves.

La volonté de Macky Sall et les incantations de son Premier ministre ne pourront y rien changer. L’aéroport international Blaise Diagne de Diass n’est manifestement pas encore prêt, au moment où ce numéro du journal Le Quotidien est mis sous presse, à démarrer ses activités le 7 décembre prochain.
Contrairement à ce qui a été dit hier lors du conseil interministériel sur ladite plateforme, les questions en suspens ne sont pas aussi simples que les gens voudraient les présenter.
La plus épineuse pour le moment, semble être celle de la fourniture en kérosène. Ayant décidé de confier le marché à la Smcady, qui a déjà en charge l’approvisionnement de l’aéroport Senghor de Dakar, les autorités avaient pensé avoir résolu le plus difficile. Et l’entreprise devait superviser la mise en place des cuves de kérosène sur les lieux.
Or, voilà qu’à environ un mois de l’inauguration de l’aéroport, alors que les invitations sont lancées et que tout le monde s’attend à ce que les choses aillent comme sur une piste de décollage, la Smcady signale que les cuves de Diass ne seront pas prêtes ; la raison invoquée, une ou deux des trois cuves seraient installées sur des sols non étanches, avec des risques d’infiltrations hydriques pour le kérosène. Un risque que personne ne voudrait prendre. Et la société met en avant des délais très longs pour la remise en état de la plateforme. Ce que, l’on peut l’imaginer, la partie sénégalaise juge tout simplement inacceptable.
Ce marché d’installation des cuves de kérosène pour la Smcady, représente tout de même environ 14 milliards de francs Cfa, ce qui n’est pas une petite somme. Cependant, à l’Aibd Sa, la maitresse d’œuvre de l’infrastructure, on oppose que le Sénégal a lui, à ce jour, dépensé plus de 410 milliards de Cfa, et qu’il n’est pas question que toute cette architecture soit remise en cause pour 14 milliards de francs.
Mais ce langage ne semble pas assez fort pour les dirigeants de la Smcady, qui ne semblent pas décidés à bouger de leur position, et n’envisagent pas la fin des travaux de mise en état des cuves pour moins de 6 mois au moins. Et si la direction de l’Aibd ne semble pas en mesure de leur faire entendre raison, et que le Premier ministre Boun Abdallah Dionne ait fait hier, l’impasse sur ce problème crucial, on se demande si en fin de compte Macky Sall ne serait pas obligé de se déplacer lui-même sur le terrain pour faire activer les travaux.
mgueye@lequotidien.sn

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