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Aïda Mbodj semble écarter toute éventualité d’intégrer le groupe parlementaire de la Coalition gagnante/Wattu senegaal. Pour elle, personne au Pds ne peut la diriger. Elle dit cependant être en contact avec d’autres élus de l’opposition pour mettre fin au régime de Macky Sall.

Après la proclamation définitive des résultats du scrutin du 30 juillet par le Conseil constitutionnel, l’heure est aux tractations pour la formation des groupes parlementaires. Aïda Mbodj dit être «ouverte à toute alliance avec toutes les forces vives déterminées à mettre fin au régime de Macky Sall afin d’abréger les souffrances des Sénégalais». Si pour le moment elle «va  continuer de s’opposer au pouvoir», le choix du groupe parlementaire qu’elle va intégrer demeure obscur. La tête de liste nationale d’And saxal liggéey «a appelé (au téléphone) des membres de l’opposition pour former un groupe parlementaire». Reviendra-t-elle aux côtés du Pds et ses alliés ? «Je ne vois personne qui pourra me diriger. Ils ont bénéficié du travail de Wade (…). Qu’ils se partagent le travail de Wade !», a-t-elle lâché hier, en conférence de presse pour faire le bilan de sa première participation à une élection sous sa propre bannière.
Pour l’ex maire de Bambey, Touba aurait pu tomber dans l’escarcelle de sa coalisation s’il n’y avait pas «les manœuvres politiques (contre sa personne)». «Rien n’était de trop pour empêcher à notre coalition de réaliser un très bon score à ces Législatives et surtout empêcher ma modeste personne de siéger dans la 13ème Légis­lature», a-t-elle affirmé faisant allusion à l’affaire Clédor Sène-Pape Samba Mboup. Dans un enregistrement, Pape Samba Mboup la cite parmi ceux qui se sont rapprochés de Macky Sall. «Le seul combat qui a eu peut-être à me rapprocher de Pape Samba Mboup remonte à février 2017 lorsque nous avions senti la volonté de la direction de notre parti de nous mettre à l’écart de toutes les grandes décisions et de la marche même du Pds», précise-t-elle.
Revenant sur les causes de son score aux Législatives, Aïda Mbodj pointe un doigt accusateur sur le régime. Elle cite «le transfert d’électeurs sans précédent dans une localité comme Bambey et l’achat de consciences dont le cas le plus frappant est celui du maire (Ndlr : Gana Mbaye) qui a décidé de nous quitter à l’issue d’une audience avec le Président Macky Sall». Elle ajoute : «Dans une localité où le directeur du Cices est l’actuel maire et où il n’y a pas plus de 10 cases, on s’est retrouvé avec plus de 500 électeurs. C’est un transfert d’électeurs manifeste», constate la présidente sortante du groupe parlementaire de l’opposition.
Aïda Mbodj affirme que l’objectif d’And saxal liggéey était «d’avoir au moins un groupe parlementaire». Finalement, elle aura été sauvée par le plus fort reste qui lui a octroyé un siège.
mgaye@lequotidien.sn   

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