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Y comme Yakaar ou Y comme Young (jeunes), la compilation des 12 finalistes de la 1ère édition du concours tremplin jeunes talents rufisquois porte le nom de Y. Elle a été lancée hier par Safouane Pindra et sa structure Optimiste produktions. L’occasion pour ceux qui ont encadré ces jeunes talents de livrer leurs recommandations.

La finale de la 1ère édition de «Yakaar jeunes talents Rufisque» s’est déroulée le 31 octobre dernier à Sorano. Remettant les trophées aux deux vainqueurs de cette finale (Big Mo 1er et Young Deezy 2nd), le promoteur de ce concours, Safouane Pindra, avait promis de réunir les 12 finalistes dans une compilation nommé Y (Yakaar). Comme promis, les organisateurs ont lancé hier la compilation Y qui rassemble ces 12 jeunes férus de rap : Mister Mass, Dozart style, Young Deezy, El Diablo, Youzy Killer, Big Mo, 2MT, Hard Well, Ben Ouzny, Stop Bou Under, Thiano the lion, Hadji.
Tous du département de Rufisque, ces jeunes ont bénéficié de l’encadrement de ténors du milieu à l’instar de Matador, Thiat (Keurgui), Keyti (Rapadio), Jojo (Yatfu), Yoro Ndiaye, Mass,… Aux yeux de Safouane Pindra, comme leurs encadreurs, ces jeunes sont une relève qu’il faut accompagner. En effet, nombreux sont les artistes issus de l’Underground et qui, malgré leur talent, peinent à décoller. Du point de vue de Thiat de Keurgui, ce qui fait toute la beauté de l’initiative de Safouane Pindra, qui promeut et accompagne les jeunes talents en leur donnant les moyens de leur carrière, c’est qu’«au Sénégal on souffre de l’absence de structures, d’organisations de ce genre. Depuis un certain temps, on a vu le flow up, le Yakaar, le Citizen Mike… des manifestations pareilles qui permettent aux jeunes d’exprimer leurs voix, de montrer ce qu’ils ont envie de faire et de participer au développement du hip-hop et de la scène musicale. Nous soutenons ces projets, nous les encourageons et nous ne ménagerons aucun effort pour que ça aille de l’avant».
Au-delà, il s’agit pour Matador de faire comprendre aux jeunes l’expérience capitalisée durant tout le temps passé dans le milieu hip-hop. «On parle aujourd’hui des 30 ans de hip-hop. Mes échanges avec les jeunes leur ont permis de comprendre que faire du rap ce n’est pas juste aller en studio et passer son temps à faire du play-back. Il y a des règles à respecter. Pour évoluer dans ce milieu et aller loin, il faut beaucoup de travail et du sérieux.» Même rengaine chez Jojo de Yatfu. Pour lui également, le travail est justement la clé du succès. «On peut avoir du talent mais il faut du travail pour arriver à un certain niveau», a-t-il soutenu. Dans l’ère du numérique, ce dernier note d’ailleurs que les jeunes ont plus de chance. «Faites les choses, faites-les bien, faites-les avec beaucoup de conviction, soyez authentiques, restez vous-mêmes et régalez-nous», a-t-il conseillé. Poursuivant dans le même état d’esprit, Keyti (rapadio) a rappelé pour sa part la nécessité d’encadrer les jeunes. «Il y a toujours eu des débats des personnes qui reprochent à des artistes de ne pas les aider. Nous sommes dans un environnement particulier, il faut penser encadrer, accompagner. On ne va pas se focaliser seulement sur les artistes confirmés. Il faut penser à la relève, aux jeunes pousses.»
Après cette compilation, Safouane Pindra informe que les 2 lauréats et leurs concurrents participeront du 9 au 12 mai prochain à la 18e édition du Festival international des musiques urbaines Yakaar. Ainsi que d’autres festivals dont sa structure Optimiste Produktions est partenaire. Le grand lauréat Big Mo signera en outre un album dès cette année. C’est dire que Safouane et les coachs mettent tous leurs espoirs sur les jeunes talents rufisquois. Sans doute espèrent-ils faire de cette localité un véritable hub culturel !
aly@lequotidien.sn

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