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Le réchauffement climatique est en train de faire des ravages dans la région de Tamba où 97 cas de feux de brousse ont été enregistrés. Ils ont ravagé quasiment 5 mille ha et cette situation nécessite des meures hardies.

A Tambacounda, le réchauffement climatique se mesure à l’aune des foyers de feux de brousse, qui se multiplient. Une course contre la montre a été engagée pour préserver l’écosystème de cette région riche en faune et flore. Cette année, 97 cas de feux ont été recensés sur une superficie de 5000 ha. «Cette année, 80 sorties ont été réalisées par les différentes unités des services des Eaux et forêts, 45 feux ont été maîtrisés avant leur propagation», raconte le gouverneur de Tamba, qui a lancé la campagne contre ces incendies. L’ou­verture de plusieurs kilomètres de pare-feu, leur réhabilitation par les Eaux et forêts, qui intensifient leurs efforts pour éviter de nouveaux foyers de feu. «En ce qui concerne la lutte préventive, 107 séances d’Iec (Infor­mation éducation et communication) ont été effectuées, 12 comités de lutte créés, 7 redynamisés, 9 comités équipés, 109 km de pare-feu ouverts, 41 km réhabilités, 112 km de pare-feu verts réalisés, 29 744 hectares et 434 km d’axes routiers traités par les feux précoces», détaille le chef du service régional des Eaux et forêts de Tamba, commandant Mama­dou Gaye.
Il faut savoir que région de Tambacounda, qui représente 1/4 du territoire national, malgré son apparence écologique luxuriante, est aujourd’hui en proie à une dégradation insidieuse de ses écosystèmes forestiers du fait des feux de brousse. Et c’est grave même si le sujet ne connait pas un écho populaire. «Au Sénégal, les feux de brousse ravagent annuellement plusieurs centaines d’hectares de terres propices à l’agriculture. Ils détruisent aussi les habitats et fragilisent les écosystèmes. L’am­pleur du fléau avait poussé le gouvernement à criminaliser le délit», rappelle le commandant Gaye. Quid des moyens de lutte ? «A côté des mesures répressives, d’autres moyens de lutter contre les feux de brousse sont mis en œuvre à travers la tutelle. Déjà, l’Iref de Tambacounda dispose de 6 unités de lutte dont 3 camions citernes de plus 90 hl chacun, de 3 unités légères dotées de kits, entre autres moyens. Grâce aussi aux différents partenaires, d’importants lots de petits matériels sont à chaque fois remis aux populations locales toujours dans le cadre de la lutte», renchérit le chef du Service régional des Eaux et forêts. «Ce phénomène grave et aux conséquences néfastes pour l’homme et pour la biosphère, inquiète au plus point les autorités du pays qui ont engagé une bataille qu’il nous faut gagner à tout prix pour juguler le fléau. Et c’est pourquoi nous lançons un appel pressant à tous les acteurs, aux associations de jeunes et de femmes, aux associations de producteurs, à apporter un soutien au service des Eaux et forêts pour mieux protéger la forêt et ses ressources», annonce le gouverneur de Tamba. Il ajoute : «c‘est seulement au prix de tels efforts que notre pays, qui est en phase avec les grandes stratégies mondiales en matière d’environnement, pourra tenir haut le flambeau de la grande ambition de jeter les bases d’un développement durable. La forêt est notre richesse. Préservons-là, engageons-nous dans la lutte contre les feux de brousse», conseille Mamadou Oumar Baldé.
Cette année, l’implication de Makacolibantan dans la lutte contre ce fléau a été récompensée par les autorités. «La commune a été la collectivité territoriale, qui s’est le mieux illustrée dans la lutte en 2019 avec le moins de cas enregistrés. C’est pourquoi, choix ne pouvait être meilleur, les populations locales sont les premières à ressentir le fléau car, elles sont les plus impactées par les effets», justifie l‘Inspecteur régional des Eaux et forêts.

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