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L’Amicale des diplômés des écoles des postes attire l’attention des décideurs sur la restructuration de la société nationale demandée par des bailleurs de fonds comme le Fonds monétaire international (Fmi). Elle a animé samedi, à la Maison de la presse, une conférence publique sur le thème «Projet de restructuration de la Poste : enjeux et perspectives».

Après la recommandation des bailleurs de fonds comme le Fonds monétaire international pour une restructuration de la Poste, les travailleurs tirent aussi la sonnette d’alarme. A la suite de plusieurs missions, le Fmi a constaté des déficits au sein de la société nationale. Samedi au cours d’une conférence publique sur le thème «Projet de restructuration de la Poste : enjeux et perspectives», le président de l’Amicale des diplômés des écoles des postes est revenu sur les problèmes notés dans la boîte. Inspecteur des postes, Abdou Ndiaye rappelle que «ce sont des difficultés de gestion de la trésorerie particulièrement qui impacte négativement le budget de l’Etat. Aujourd’hui, la société nationale la Poste a une dette importante vis-à-vis du Trésor public de 150 milliards de francs Cfa. Alors, le Fonds monétaire a dit que cette situation ne peut pas perdurer. Nécessairement, il faudrait que l’Etat prenne des mesures fortes pour redresser la société nationale».
Et le conférencier d’avertir que «la Poste est guettée par ce qu’on appelle dans le monde financier le risque opérationnel. C’est le risque lié au manager, au management et à la technologie». Sur ce point, Dr Khadim Bamba Diagne, directeur scientifique du laboratoire de recherche économique et monétaire de l’Ucad, a cité l’exemple de la technologie assez avancée, utilisée par les concurrents de la Poste. Selon lui, l’Etat même court un danger si la Poste n’est pas redressée. Il dit : «On ne peut pas continuer à mettre sous perfusion des entreprises et continuer à avoir une bonne note sur le plan international. Et si le Sénégal perd sa note sur le plan international, cela va impacter le taux d’emprunt sur le marché international.»
Par ailleurs, le président de l’Amicale a dénoncé les recrutements externes. Il a appelé à un recrutement par concours pour donner d’abord aux Sénégalais les mêmes chances d’accéder à la Poste, mais aussi par un souci de qualité de ressources humaines. «Nous avons une école qui a pour vocation de former des ressources humaines de qualité», dit-il. Invité à la rencontre, Andy Ndong, ex directeur de l’Ecole nationale de la Poste, a évoqué les différentes étapes marquant l’évolution de la Poste, de l’Office des postes et télécommunications à aujourd’hui, en passant par l’Office des postes et de la caisse d’épargne (Opce).
msakine@lequotidien.sn

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