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Les armes légères, qui circulent en Afrique de l’Ouest et dans la bande saharienne, sont considérables et perturbent la stabilité de certains Etats. C’est normal si l’on sait que 100 millions d’armes légères et de petit calibre circulent dans ces zones.

«Plus de 100 millions d’armes légères sont en circulation en Afrique de l’Ouest et dans la zone sahélo-saharienne.» Cette révélation de Karin Olofsson, secrétaire générale du Forum parlementaire sur les armes légères et petit calibre, vise à «encourager le dialogue entre les parties prenantes et les parlementaires au sujet des traités sur le commerce des armes». «Ces armes ont un impact humain, car elles tombent souvent entre les mains des seigneurs de guerre et des groupes criminels», estime Karin Olofsson. A l’en croire, «45% de femmes en Afrique subissent des violences basées sur le genre. Un pourcentage, qui est au-dessus du pourcentage  mondial qui est estimé à 37% de femmes qui subissent des violences». Selon le directeur de Paix et sécurité, Centre de Compétence Afrique subsaharienne/Fes Dakar, «des millions d’armes légères circulent illégalement en Afrique de l’Ouest et dans la zone sahélo-sahélienne, en particulier, où elles ont largement contribué à exacerber les conflits au Liberia, en Sierra-Leone, en Côte d’Ivoire, en Libye et au Mali». D’après Holger Grimm, «ces armes circulent le plus souvent entre les mains des mercenaires et de groupes armés, qui profitent de la perméabilité des frontières pour faire de la contrebande et s’adonner aux trafics transfrontaliers». Il cite à titre d’exemple le Soudan «où les anciens combattants rebelles revendent leurs armes à bas prix aux populations civiles». Aujourd’hui, remarque M. Grimm, les pays de l’Afrique de l’Ouest et de la région subsaharienne font face aux «mêmes défis sécuritaires». «Ces menaces tendent à devenir hybrides et sont exaspérées par les trafics illicites comme la circulation régulière des armes légères et de petit calibre», insiste M. Grimm. Lequel précise, cependant, que si les armes légères et de petit calibre ne sont pas «les causes directes des crises et conflits, qui sévissent dans la sous-région, elles encouragent plus le recours à la violence, font échouer les tentatives de recherche de la paix en favorisant la prolifération de nouvelles formes de criminalité dans certains pays occupés par des groupes terroristes qui s’adonnent aussi au commerce illégal des armes». Il est pourtant établi «un lien étroit entre circulation des armes légères et perpétuation des conflits armés sur le continent africain causant directement ou indirectement plus de 200 000 pertes en vie humaine par an et des millions de déplacés».
justin@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Vous écrivez sa vous faite rien vous laissez passer et après vous vous plaignez qui font passer de arme réveillée vous redecendez sur terre allô

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