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Au Sénégal, trouver de l’emploi devient de plus en plus difficile du fait de plusieurs raisons. Ce qui fait qu’un emploi une fois obtenu sert à plusieurs dizaines de concitoyens, c’est-à-dire de la famille proche à celle élargie de l’employé. Pour comprendre l’impact des revenus d’un employé sur la société, il faut compter le nombre de personnes qui souffrent si les virements se font tardivement. En fin de compte, il faut dire que le salaire a avant tout une fonction sociale. De nos jours, la création de l’emploi est le plus grand défi de toutes les politiques, publiques comme privées, de tous les pays du monde. Il faut toutefois noter que la création de l’emploi a beau être utile dans la société, leur sauvegarde est encore meilleure, car si quelqu’un perd son emploi, c’est une contingence qui en paye les pots cassés parmi lesquels les enfants, les femmes et les personnes âgées les plus proches de l’employé. Encore que de toutes les créatures, l’homme est au-dessus et par conséquent a besoin d’une certaine protection. Les 140 employés licenciés du Port autonome de Dakar par-ci, des centaines d’ex-employés de l’Aéroport Léopold S. Senghor par-là, les agents des Ads, les ex-travailleurs des agences supprimées par l’autorité de tutelle…
Il est clair qu’il y a trop de tension sociale en ce moment dans ce pays. Il suffit de descendre dans les coins et recoins pour se rendre compte qu’il y a trop de mécontent, de frustrés dans la plupart des secteurs d’activités de ce pays : éducation, santé, justice, collectivités locales…
Même sur le plan politique, on note aussi des tensions ça et là dans l’opposition, la mouvance présidentielle, voire dans l’Apr. Néanmoins, je demeure convaincu que le président de la République est en train de faire de son mieux. Les questions qui se posent à ce niveau sont de savoir :
Comment expliquer ce paradoxe ?
Est-ce que ce sont ses collaborateurs ou conseillers qui ne sont pas à la hauteur ?
Est-ce utopique que de penser que le régime est en train de travailler ?
En définitive, il faut retenir que dans tous les cas, la responsabilité incombe au président de la Répu­blique à qui les populations ont donné leur confiance pour améliorer leurs conditions de vie, devant plus d’une dizaine de candidats à la dernière Présidentielle.
Je dois préciser que je me permets de tenir ces propos parce que j’ai contribué à faire voter des citoyens pour le compte du président de la République (à la Prési­dentielle de 2012, j’ai obtenu 58% au premier tour et au second tour 96% dans mon bureau de vote, en tant que responsable politique de l’Apr dans ma localité. De cette élection à nos jours, j’ai toujours gagné chez moi à Kabiline, commune de Djinaky, département de Bignona), et par conséquent je ne souhaite pas que ces derniers regrettent du fait de contribuer à l’élection du président de la République. Voilà pourquoi «je demande au président de la République de veiller personnellement à la conservation des em­plois déjà acquis, ensuite de trouver de l’emploi aux citoyens qui sont dans le besoin d’ici 2019 qui est presque arrivé, car je lui souhaite un second mandat». En tant qu’acteur politique, il me semble nécessaire d’attirer l’attention du président de la République sur le choix des personnes à qui il confie certaines responsabilités, surtout que 2018 est déclarée «année sociale». Parce que la mauvaise gestion de ces derniers impacte négativement l’opinion et même le choix d’un vote en sa faveur.

Yankouba BANDIA
Coordonnateur des Jeunesses de la Casamance pour l’émergence du Sénégal (Ujec)
Conseiller municipal de Djinaky (département de Bignona)

1 COMMENTAIRE

  1. Très pertinente contribution. Merci d’avoir alerté la plus haute institution du pays. C’est contradictoire de parler de social et au même moment de licencier ou de retrograder des employer qui sont des soutiens et responsable de famille.

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