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Un an et demi après sa démission du poste de sélectionneur de l’Algérie, le Serbe Milovan Rajevac a livré sa version des faits en mettant cet échec sur le compte du comportement de certains joueurs et du manque de soutien de la Fédération (Faf).

«Dans la communication, les méthodes… Il ne connaissait pas le nom des joueurs, leurs positions. Donc, ça devenait très difficile.» Ephémère sélectionneur de l’Algérie entre juin 2016 et octobre 2016, Milovan Rajevac avait tout de l’erreur de casting, comme le racontait Sofiane Feghouli, présenté comme l’un des frondeurs à l’origine de son départ, quelques jours après sa démission. Invité à commenter son échec au pays des Fennecs, le technicien serbe a évidemment livré une autre version des faits, dénonçant le comportement de certains joueurs et l’attitude de la Fédération (Faf). «Il y a eu des évènements qui sont allés contre moi. Il y a eu une divergence d’opinion, la Fédération a fait le choix de ne pas me soutenir et on s’est séparés. (…) Je ne me sens plus concerné par ces problèmes. L’Algérie a de très bonnes individualités, une très bonne équipe. C’est facile de travailler lorsque la Fédération est à vos côtés. Mais lorsque ce n’est pas le cas, les problèmes commencent», a lâché l’ancien sélectionneur du Ghana dans une interview accordée au site Goal.com. Avant de se payer les joueurs. «Je ne vais pas donner de noms, mais il y a des joueurs qui n’étaient pas du tout prêts physiquement et ils voulaient tous jouer. Il y en a même qui arrivaient avec un surpoids de 10 kilos», a juré le technicien de 64 ans, qui s’était mis à dos une bonne partie du vestiaire. «Tout le monde met en avant Mahrez et les autres stars qu’il y a là-bas, mais lorsque j’y étais, le principal nom c’était Soudani. Après tout, c’est celui qui a marqué le plus de buts. Il était le joueur le plus important pour nous. Je ne parlais pas français, et il m’a beaucoup aidé pour la traduction. C’était quelqu’un d’extrêmement professionnel et qui m’a manifesté beaucoup de soutien. Il y a des choses qui n’allaient pas dans cette équipe, mais je ne peux en revanche dire que du bien de Soudani. Il reste le meilleur joueur de la sélection algérienne. (…) J’ai encore la conviction qu’il y avait de très bonnes choses à faire là-bas.» Un refrain souvent entendu en Algérie ces dernières années…

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