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Aliou Cissé n’a pas boudé son plaisir au coup de sifflet final du match Pologne-Sénégal (1-2), qui place ses hommes sur la bonne voie. Mais, il ne s’attarde pas sur ce match et prépare déjà la rencontre contre le Japon victorieux aussi de la Colombie (2-1).

Le coach des Lions savoure cette victoire sur la Pologne acquise grâce à la discipline tactique, qui a étouffé les joueurs de Adam Nawalka. «C’était un match très difficile contre l’une des meilleures équipes d’Eu­rope, mais nous avons bien étudié cette équipe et mis en place une stratégie qui a marché. Nous avons mis le système qu’il fallait et nous avons mérité cette victoire.» Mais Cissé ferme déjà cette parenthèse polonaise et se projette sur le match contre le Japon, qui peut lui permettre d’entrevoir les huitièmes de finale. «C’est une belle victoire, mais il n’y a pas d’euphorie à avoir, puisque l’objectif est de sortir de cette poule pour aller jouer le second tour. Nous allons nous reposer et récupérer pour aller préparer de la meilleure des manières le 2ème match contre le Japon.» Il poursuit dans les coursives du Spartak Stadium de Moscou, qui résonne encore de leur exploit : «Maintenant, il n’y a pas d’euphorie à avoir, l’objectif étant de sortir du premier tour. Et cette victoire nous rend d’autant plus fiers que nous jouons aussi pour le continent africain.»
Hier, le sélectionneur du Sénégal a fait des choix forts en mettant sur le banc son capitaine, Cheikhou Kouyaté, et Lamine Gassama (voir par ailleurs), habituel titulaire dans le couloir droit. Pour lui, l’essentiel est ailleurs en estimant qu’il a mis la meilleure équipe pour obtenir la victoire. «Les individualités ne comptent pas pour moi, c’est le collectif et Cheikhou (Kouyaté) a pu entrer et jouer», a-t-il insisté. 16 ans après l’exploit de 2002, Aliou Cissé n’est pas étreint par la même charge émotive que contre la France (victoire 1-0). «Ce sont deux victoires importantes, mais la première c’était contre la France, le pays qui nous avait colonisés, a rappelé l’ancien capitaine des Lions. C’était aussi le match d’ouverture contre la France championne du monde en titre et un pays où nos parents avaient émigrés. C’est là-bas que nous avons appris notre métier. Ce n’est pas vraiment la même chose même si cette victoire est tout aussi importante puisqu’elle permet, comme en 2002, de bien entrer dans la compétition.» Il faudra confirmer aussi…

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