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On dit souvent que le coaching c’est l’art d’apporter, en cours de match, des alternatives aux problèmes tactiques posés par l’équipe adverse. Mais apparemment, Aliou Cissé a des problèmes pour respecter cette «vérité tactique».
En effet, déjà lors de la Can 2017, le sélectionneur n’avait pu résoudre l’équation du bloc bas camerounais, avec comme conséquence l’élimination du Sénégal en quarts de finale. La bande à Sadio Mané ayant été victime de la fatidique épreuve des tirs au but.
Jeudi contre l’Algérie, le coach des Lions a été confronté à un autre style d’organisation, le pressing haut. Pendant 90 minutes, il n’a pu trouver une solution à cette équation tactique posée par son pote parisien, Djamel Belmadi.
Empêcher les relances (Kou­yaté a eu sa dose) et ne pas laisser d’espaces à des joueurs virvoltants comme Sadio Mané ou Diao Baldé, telle a été la stratégie du sélectionneur des Fennecs. Ce dernier, en plus, a demandé à ses joueurs d’être agressifs à la récupération. Le tour était joué face à un Aliou Cissé en panne d’alternatives pouvant déjouer le piège algérien.
Pourtant, il est recommandé que pour déjouer un pressing haut, il faudrait d’abord que les milieux de terrain bougent beaucoup afin d’offrir des solutions aux premiers relanceurs et le tout couronné par des appels en profondeur. Mais encore fallait-il que le trio de l’entrejeu : Pape Alioune Ndiaye, Alfred Ndiaye et Krépin Diatta s’évertuent à hisser leur niveau de jeu. Ce qu’ils n’ont pu faire, bouffés qu’ils étaient par un milieu algérien bagarreur. Confirmant ainsi les lacunes de coaching de Aliou Cissé. A la prochaine équation… kényane.

hdiandy@lequotidien.sn

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