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Le prix du kilogramme de l’arachide fixé à 210 francs Cfa est respecté, même si l’on parle de bradage et de spéculation dans certaines localités, selon le président du Comité de suivi de la campagne agricole. Ceux qui bradent leurs productions, tente d’expliquer Aliou Dia, «sont certainement des producteurs qui ne se retrouvent pas au niveau de leurs points de collecte ou qui ne peuvent pas attendre». «Mais à chaque fois qu’on est informé de cette situation, nous prenons les dispositions pour corriger, parce que nul n’a le droit d’acheter à moins de 210 francs», jure M. Dia. Il a rappelé les instructions données par l’Etat au niveau de l’Admi­nistration territoriale, de la gendarmerie et de la police pour traduire en justice toute personne qui tenterait d’acheter en deçà de ce prix. A l’en croire, l’agriculteur dans le besoin doit savoir que brader sa production à de vils prix ne règle pas ses problèmes. Au contraire, «c’est créer des problèmes. Mieux vaut patienter pour avoir un problème et trouver une solution», suggère Aliou Dia. D’ailleurs, informe-t-il, «l’Etat est en train de voir les solutions profitables à tous et permettant de dépasser cette situation». A cet effet, indique Aliou Dia, une première réunion avait été organisée le jeudi passé et «certainement la prochaine permettra de décanter définitivement la situation en dépit de laquelle, les camions sont en train d’être déchargés au niveau de Lindiane où les facturations sont faites». Il y en a qui paient mais c’est un peu timide, reconnait M. Dia, qui note des colonnes de camions au niveau des usines à cause de la lenteur des décharges, mais aussi du problème de protocole à signer entre ces huiliers et l’Etat.
ksonko@llequotidien.sn

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