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carte-cedeao_1874La fatigue se lit sur son visage. Moustapha a rasé nuitamment les murs de la sous-préfecture des Almadies sise à Yoff Tonghor, sur la route de l’aéroport de Dakar, en vue d’obtenir la carte d’identité biométrique de la Cedeao. Pour avoir le sésame, ce quadragénaire dit avoir investi les lieux à 1 heure du matin, ce mercredi 16 novembre. «Des agents attendent les demandeurs en leur donnant des numéros. Parfois même ceux qui arrivent à 6 heures du matin ne feront pas partie des 50 cas traités par jour.» Dans la longue file, on piaffe d’impatience. Traiter un cas peut prendre presque 20 minutes. «Je suis là depuis hier à 2 heures du matin mais c’est trop lent», pleurniche Awa, femme au foyer, qui a dû laisser la préparation de son repas à sa bonne.
A 11h 37, seuls 15 Sénégalais ont pu défiler devant la commission. Ouverte de 8h à 18h, la commission, qui fonctionne avec une seule machine, est chargée d’inscrire les habitants de Yoff, Ouakam, Ngor et Mermoz-Sacré cœur. A la date du 15 novembre, soit un mois après le démarrage des opérations, le sous-préfet avance le chiffre de 2 420 demandes traitées par la seule commission de la sous-préfecture des Almadies. Sur les lenteurs notées, Abdou Wahab Thioune rassure que les communes de Ngor et Ouakam ont été dotées d’une commission depuis le 14 novembre. Quant aux habitants de Mermoz-Sacré Cœur, ils devront se rabattre sur Yoff, Ngor et Ouakam en attendant l’arrivée d’une machine. «Il faut dire qu’avec la seule commission, c’était très difficile», reconnaît l’autorité administrative, qui ajoute que les opérations se déroulent tous les jours, excepté mardi, unique jour de repos des membres de la commission.
bgdiop@lequotidien.sn

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