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Les terroristes peuvent à tout moment frapper au Sénégal. C’est l’avis du nouveau Cemga, le Général Cheikh Guèye qui appelle les Etats de la sous-région à renforcer leur coopération afin de prévenir la menace.

Bien que le Sénégal pratique un islam ouvert et tolérant, il se trouve dans la ligne de mire des terroristes. L’aveu vient du chef d’Etat-major général des armées (Cemga), le général Cheikh Guèye qui animait hier un panel sur les vulnérabilités des pays de la sous-région. Caractérisé par des systèmes de gouvernance déséquilibrée et l’immensité de son espace géographique doublée d’une paupérisation croissante et une absence de services de base, l’espace sahélo-saharien fait face à de nombreux défis sécuritaires dont l’impact pourrait affecter durablement la stabilité des Etats de la sous-région. Et naturellement, le Sénégal ne sera pas à l’abri des activités criminelles comme l’extrémisme violent, le trafic de drogue et d’armes, la criminalité transfrontalière, l’islamisme… «Le Sénégal n’est pas à l’abri des actes terroristes. Notre pays n’a pas connu d’actes terroristes d’envergure. Il n’est pas plus menacé qu’un autre pays mais est conscient qu’il n’est pas à l’abri définitif d’attaques», souligne le Cemga.
Situé  à l’extrême ouest du continent africain, le Sénégal est une proie des terroristes du fait de sa proximité avec les pays victimes des attentats dont les ressortissants peuvent entrer au Sénégal. Ses prises de position en faveur de la démocratie et des libertés font du pays un acteur important sur l’échiquier international. Des causes qui sont rejetées par les fondamentalistes. «La proximité avec certains pays touchés par le terrorisme du Nigéria au nord de l’Afrique est un signal inquiétant pour le Sénégal. Déjà un groupe de Sénégalais dirigé par un certain Diokhané a pu subir une formation au niveau de Boko haram avant d’envisager de créer une cellule au Sénégal. La porosité des frontières favorise l’émigration clandestine. Le contexte régional et sous-régional place le Sénégal dans la ligne de mire des groupes terroristes qui gravitent à ses portes», alerte le successeur de Mamadou Sow «Nogas» appelant les Etats de la sous-région à renforcer leur coopération. Afin de faire face à la menace, le Cemga de la France, Pierre de Villiers préconise la formation des armées africaines.

bgdiop@lequotidien.sn 

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