PARTAGER

Le projet de loi organique n° 34/2016, modifiant la loi organique n° 2011-15 du 8 juillet 2011, relative aux lois de finances et le projet de loi n° 33/­2016, portant approbation du programme triennal d’investissements publics 2017-2019 ont été adoptés samedi dernier par l’Assemblée nationale. Et pour Amadou Ba, ministre de l’Economie, de finances et du plan, «le Ptip 2017-2019 matérialise l’ambition d’un Sénégal émergent en 2035».

Les députés ont adopté samedi le projet de loi n° 33/2016, portant approbation du Programme triennal d’investissements pu­blics 2017-2019. Le Ptip porte sur l’ensemble des projets et programmes financés par l’Etat du Sénégal et ses partenaires techniques et financiers sur un horizon de 3 ans, par secteur et sous-secteur, en liaison avec le cadrage macroéconomique. Son coût global est estimé à plus de 4 791 milliards de francs Cfa qui, selon M. Amadou Ba, ministre de l’Eco­nomie, des finances et du plan, «matérialise l’ambition d’un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire dans un Etat de droit». Selon les services du ministère de l’Eco­nomie, les infrastructures et services de transports, l’agriculture et l’agroalimentaire, l’énergie, l’habitat social, les industries, le tourisme et les services de télécommunications constituent les priorités du Ptip. On compte 722 projets et programmes parmi lesquels 84 d’envergure nationale et 140 destinés aux services déconcentrés de l’Adminis­tra­tion et aux services centraux des ministères techniques. Dans la répartition, les régions de Dakar et Saint-Louis viennent en tête, les 416 projets concernent le développement des régions.
Le projet de loi organique n°34/2016, modifiant la loi organique n° 2011-15 du 8 juillet 2011, relative aux lois de finances, a été également adopté par les députés. Cette réforme, selon le ministre Amadou Ba, bien plus qu’une réforme budgétaire classique, «introduit un changement de paradigme dans la gestion des finances publiques, avec des ruptures profondes dans la manière de préparer, d’exécuter et de contrôler le budget de l’Etat». Selon le rapport de la Commission de l’économie générale, des finances, du plan et de la coopération économique de l’Assemblée, il s’agit, entre autres, de l’élaboration du document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle, de la production de rapports trimestriels sur l’exécution du budget, de l’élaboration pour chaque ministère d’un document de programmation pluriannuelle des dépenses. Le budget-programme et la déconcentration de l’ordonnancement, «deux dernières grandes innovations» de cette réforme, doivent être effectifs à partir du 1er janvier prochain.
msakine@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here