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En état d’ébriété, le prévenu Amadou Gaye menaçait de mort sa mère, Fatou Sène, avec des injures à la bouche. Hier, il a été reconnu coupable des délits de «menaces de mort sans ordre, ni condition, injures publiques et violences, et voies de fait». Il a été condamné à 6 mois de prison ferme par le juge des flagrants délits du Tribunal de grande instance de Dakar.

Six mois d’emprisonnement ferme. C’est la peine que le juge des flagrants délits du Tribunal de grande instance de Dakar a infligée, hier, au prévenu Ama­dou Gaye, après l’avoir déclaré coupable des faits qui lui ont valu sa comparution. «Me­na­ces de mort sans ordre, ni condition, injures publiques et violences, et voies de fait» ont été les délits retenus à son encontre. D’après le procès-verbal d’enquête, le mis en cause avait proféré des menaces à l’endroit de sa maman. Il insultait en même temps celle qui l’a mis au monde. Acte qu’il a l’habitude de poser à chaque fois qu’il est en état d’ébriété, selon la plaignante.
A la barre, le prévenu a nié les faits. Pourtant, Amadou Gaye avait reconnu avoir haussé la voix sur sa mère. Il dit avoir agi ainsi le jour des faits sous l’emprise de l’alcool. «Je n’aurais jamais eu un tel comportement si je jouissais de mes facultés», disait-il aux enquêteurs.
Le comportement du prévenu à la barre confortait son portrait dressé par la plaignante qui n’est personne d’autre que sa mère Fatou Sène. Dans l’incapacité de se tenir de façon correcte devant la barre, M. Gaye parlait comme un soulard qui venait de quitter le bar du coin. Par moments, des rires résonnaient entre les quatre murs de la salle 1 du Palais de justice Lat-Dior. Dans ses maladresses, il jurait sur Serigne Touba, fondateur du Mouri­disme, avoir beaucoup de respect pour sa maman. Il a battu en brèche les déclarations de celle-ci. «Je n’ai aucun problème avec ma mère. Je reconnais qu’elle est tout le temps en conflit avec mon épouse», dit-il.
«Avez-vous une fois été condamné ?», lui demande le président de séance. «Je n’ai jamais été condamné», rétorque M. Gaye. C’était sans compter avec la vigilance du représentant du Parquet. Ayant fouiné dans le passé pénal du prévenu, le représentant du ministère public atteste que Amadou Gaye avait été condamné à 6 mois de prison ferme pour une histoire de bagarre. Devant  l’évidence, le mis en cause admet qu’il avait auparavant séjourné en prison.
Pour les faits cités plus haut, le maître des poursuites a remarqué qu’ils sont «constants». Il a demandé l’application de la loi.
msakine@lequotidien.sn

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