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Amadou Hott, ministre de l’Économie, du plan et de la coopération.

Le privé national, notamment le patronat du secteur touristique ? a demandé au gouvernement un appui pour aider les acteurs à faire face aux effets dévastateurs du coronavirus et éviter la fermeture des hôtels. Mamadou Racine Sy et ses camarades ont souhaité un report des échéances fiscales et sociales des hôteliers ainsi qu’obtenir des banques un moratoire des créances dues et sans intérêt. Et bien le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération estime qu’il est «prématuré de penser à un moratoire sur la fiscalité» à ce stade de la situation du pays, même s’il y a une baisse sur le prix du baril de pétrole. «Il ne faut pas oublier qu’en période de crise, l’Etat n’a vraiment que son budget et l’appui des partenaires pour faire face aux besoins. Donc, c’est avec les recettes de l’Etat que nous adressons tous les besoins du pays. Il est vrai qu’il y a un petit gain que l’Etat obtient avec la baisse des prix du pétrole, mais il y a également une baisse des recettes», a déclaré Amadou Hott. Le ministre s’exprimait hier en conférence de presse sur l’impact économique du Covid-19. Il affirme que l’Etat est affecté en termes de recettes alors que ses besoins augmentent avec la pandémie. «Une baisse des produits finis n’est pas à l’ordre du jour actuellement», insiste le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération.
«Ce que nous privilégions vraiment, c’est d’avoir un système bancaire qui puisse octroyer des facilités à vos entreprises et opérateurs qui sont les plus affectés», informe M. Hott. Pour mieux parler de ces mesures, des discussions seront menées aujourd’hui avec la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).

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