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Le processus de désertification est un phénomène mondial qui appelle à des réflexes de gestion pour préserver la ressource. «La désertification en tant que processus touche donc tous les continents, affecte le monde entier et gagne environ 12 millions d’hectares par an. En Afrique, 66% de la superficie du continent se composent de terres arides, 73% des terres arides agricoles sont déjà dégradés et 33% environ des terres sont devenus très secs pour supporter une agriculture pluviale», a fait savoir mercredi Amadou Lamine Guissé, secrétaire général du ministère de l’Environ­nement, qui a estimé dans la lancée que seule une bonne politique de gestion durable peut assurer la pérennité de la ressource. Une dynamique bien intégrée par le Sénégal, à en croire le secrétaire général qui a relevé quelques performances nationales en la matière. «La gestion durable des forêts a contribué à l’aménagement de 63 forêts pour une superficie d’environ 1,2 million d’hectares dont l’exploitation du charbon de bois fait intervenir plus de 300 mille producteurs locaux et 350 organismes d’exploitants forestiers pour un chiffre d’affaires de 15 milliards francs Cfa», a-t-il laissé entendre. «Grâce à cette activité de gestion durable des forêts, la direction des Eaux et forêts chasses et de la conservation des sols contribue à hauteur de 3 milliards par an aux recettes de l’État», a rajouté M. Guissé qui s’est exprimé à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification tenue mercredi dans la forêt classée de Mbao. M. Guissé a présidé la rencontre au nom du ministre Mame Thierno Dieng. L’édition de cette année a porté sur le thème «La terre a une vraie valeur. Investissez-y». Plusieurs représentants de pays africains réunis à Dakar depuis lundi pour les besoins de la 21e session de la Commission des forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique (Cffsa) ont pris part à la rencontre. Nouvel­lement porté à la tête de la commission africaine en charge des forêts et de la faune sauvage d’Afrique, Cl Baïdy Ba a relevé les nombreux défis qui attendent le Sénégal et les autres pays africains dans le combat contre la désertification qui gagne de l’ampleur. «Coupe de bois qui n’est pas uniquement un problème sénégalais, lutte contre les feux de brousse et la déforestation», a-t-il entre autres cité parmi les effets à combattre. M. Ba a en outre décliné une nouvelle trajectoire pour la grande muraille verte. «Plusieurs pays ont émis le souhait d’intégrer le projet. Il ne sera plus cette bande entre Dakar et Djibouti. La grande muraille verte va faire l’Afrique de l’est à l’ouest, du nord au Sud», a estimé le chef de la direction des Eaux et forêts du Sénégal.
abndiaye@lequotidien.sn

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