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«Si les autorités religieuses du Daaka de Médina Gounass sont incapables d’assurer une bonne organisation, elles doivent le suspendre jusqu’à en avoir les ressources.» Cette sortie du président du groupe parlementaire Benno bokk yaakaar n’a pas plu à son collègue, le député Amadou Tidiane Talla, ressortissant de la cité religieuse du département de Vélingara. Par relation téléphonique, il a rappelé que «c’est la 2ème fois que Moustapha Diakhaté demande la suspension de l’organisation du Daaka». Il précise : «En 2016 au plus fort de la crise Ebola, en pleine réunion de parlementaires, il avait réclamé de surseoir à l’organisation de l’événement religieux.» Indigné, le président du Conseil supérieur des maîtres coraniques du Sénégal de poursuivre : «Un incendie est un accident. Il survient dans des circonstances imprévisibles. Il y eut plusieurs morts durant le pèlerinage à la Mecque en 2015 à Mina. Au Sénégal, il y a des accidents de circulation qui, chaque année, occasionnent des dizaines de morts lors des événements religieux, mais Moustapha n’a jamais proposé de suspendre ces événements. Pourquoi fait-il ces propositions pour Médina Gounass seulement ?» L’hono­rable représentant du Peuple n’est pas loin de croire que c’est à la communauté de Gounass que son camarade de parti manque de respect car, rappelle-t-il, «Mous­tapha est allé plus loin pour dire qu’après l’incendie, le khalife aurait dû exiger la fin du Daaka, ce qui est irrespectueux à l’endroit de notre vénéré khalife».
Pis, en tant que collègue parlementaire, «j’ai reçu les condoléances de plusieurs députés, même ceux qui ne sont pas de la religion musulmane, sauf de sa part. Il aurait dû le faire à moi et à tous ses collègues, parce que tout le monde doit se sentir touché par ce drame».
Toutefois, le député considère que le Daaka mérite d’être mo­der­nisé pour diminuer les risques d’incendie. Il encourage le chef de l’Etat, Macky Sall, à concrétiser ses engagements en ce sens et enjoint le député Mous­tapha Diakhaté de se faire un devoir de suivre l’action du gouvernement dans le sens de la modernisation du Daaka en perspectives de l’édition 2018.

akamara@lequotidien.sn

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